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Entre l'Anem et l'Ansej?

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Pragmatisme. Sellal a pour ambition de faire de l'Algérie un pays émergent dès 2019. Une telle aspiration repose forcément sur une stratégie. Laquelle stratégie comporte plusieurs axes. Le principal de ces axes étant la diversification de l'économie qui permet de sortir de la dépendance des hydrocarbures. Pour ce faire, de grands projets structurants sont en cours. Autoroutiers, aéroportuaires, hydrauliques, miniers, industriels, etc. Ce qui est en quelque sorte le «terrassement» sur lequel il sera plus aisé de construire un tissu industriel et commercial le plus diversifié et le plus dense possible. Il est indéniable que dans cette construction, les PME-PMI doivent se tailler la part du lion. Le gouvernement s'y attelle. En témoigne, la déclaration de Bouchouareb à partir de Sétif qui promet de faire de «2017, l'année de la sous-traitance. D'autres secteurs que celui de l'industrie et des mines oeuvrent activement, eux aussi, dans cette même direction. La dernière initiative nous vient de Naftal. Son P-DG, Hocine Rizou, a annoncé, à partir de Tissemsilt où il était en visite d'inspection, la création d'une trentaine de microentreprises de transfert du GPL (Sirghaz) à travers le pays. C'est le fruit d'une convention signée entre Naftal et l'Ansej. Un peu plus avant, le FCE (patronnat) avait dit avoir proposé au gouvernement «des pistes pour la sous-traitance» notamment pour le secteur de l'automobile. Il s'agissait essentiellement de la production de pièces détachées. Cette proposition en comportait une autre qui est «l'élaboration d'une cartographie nationale du secteur industriel devant définir ses potentialités, par filière et par région». Afin de «redéployer l'économie du pays». Donc et vous l'aurez compris, cette «cartographie» n'existe pas encore. En attendant, la création d'entreprises se fait au gré des initiatives sectorielles. L'agriculture espère plus d'investisseurs dans l'agroalimentaire, le tourisme compte sur les petites entités de l'artisanat pour compléter son offre, L'environnement mise sur plus de projets de recyclages des déchets, etc., etc. Dans cette course à la création de richesses, il y a forcément et surtout de nouveaux emplois potentiels. Aujourd'hui, lorsqu'un jeune cherche un emploi, il pousse la porte de l'Anem. Lorsqu'il a un projet pour créer son entreprise, il s'adresse à l'Ansej ou la Cnac. Mais lorsqu'il ne veut pas être salarié, mais travailler pour son compte et créer sa propre entreprise, il va où? Il s'adresse à qui? C'est ce type de guichet, ou plus exactement de structure, qui manque. Un guichet où «la cartographie nationale» dont parle le FCE trouverait toute son application. Il s'agit de rassembler les données du tissu industriel et commercial projeté par le gouvernement. Une cartographie que pourraient alimenter les grandes entreprises, publiques et privées, intéressées par la sous-traitance. Pour mieux promouvoir la culture de l'entrepreneuriat. Un maillon essentiel si nous voulons que notre pays devienne émergent!

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