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Daesh a-t-il exécuté les basses oeuvres d'Obama?

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Un télescopage a marqué l'actualité internationale avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, le départ de son prédécesseur, Barack Obama, à quelques jours des pourparlers inter-syriens à Astana (capitale du Kazakhstan). Ce qui met la Syrie au centre de cette actualité, en particulier sur la manière avec laquelle le nouveau locataire de la Maison-Blanche va prendre en charge le dossier explosif légué par son prédécesseur. Certes, Donald Trump [investi vendredi] ne s'est pas trop exprimé sur le dossier syrien et le peu qu'il en a dit ne l'engage dans aucun sens. Il aura toutefois à le faire dans les prochains jours. Cependant, pour le moment, ce qui importe est de savoir comment le désormais ex-président Obama avait opéré dans la dégradation de la situation en Syrie. Des faits nouveaux ont de fait mis fin à la fable de la «Révolution» pacifique en Syrie et à l'antienne, comme quoi le régime syrien «tue son peuple». Mythe largement relayé par une presse aux ordres, qui cachait l'objectif des mécènes dudit «printemps arabe» en Syrie: la chute du régime de la République arabe de Syrie et de son président Bachar Al-Assad. Or, dès le départ, la «rébellion» a été encadrée par des instructeurs de la CIA, soutenue par la France et la Turquie, financée par l'Arabie saoudite et le Qatar. Ces faits sont des évidences, d'autant plus que les principaux dirigeants de ladite «opposition modérée» syrienne étaient en fait des expatriés et des binationaux [installés aux Etats-Unis, en France, au Royaume-Uni] en rupture de ban avec leur pays d'origine depuis des décennies. Ce sont ces quasi-étrangers que leurs mentors ont tenté de mettre à la tête du pouvoir en Syrie. Parallèlement, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont armé et formé des rebelles, voire des jihadistes avec l'apport de mercenaires, pour en finir avec un régime qui constituait un grain de sable dans la politique états-unienne de reconfiguration du Moyen-Orient. Or, non seulement le régime syrien n'est pas tombé, mais il a renversé en sa faveur la donne géopolitique régionale. C'est dans ce contexte, que le voile se lève peu à peu sur certains à-côtés du complot contre Damas. Ainsi, le chef sortant de la diplomatie états-unienne, John Kerry, a été surpris à regretter, lors de discussions avec des opposants syriens [en septembre dernier, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU] que l'objectif de faire tomber al Assad et son régime n'ait pu être mené à son terme. Cette conversation, qui a fuité, a été d'abord révélée, le 30 septembre dernier, par le New York Times, qui l'a tronquée de ses passages les plus importants, lesquels clarifient le rôle joué par les Etats-Unis dans la guerre qui décime la Syrie depuis mars 2011. Ce n'est que le 1er janvier 2017, et la publication, par le Site, The Last Refuge, de la totalité de la conversation audio entre M.Kerry et les opposants syriens, que l'on découvre la gravité et la nature des propos de l'ex-chef de la diplomatie états-unienne. En effet, lors de cet entretien, John Kerry confirme que les Etats-Unis avaient intentionnellement autorisé l'aide à Daesh pour faire le «travail» en Syrie, et met en lumière la politique moyen-orientale de l'administration Obama. L'écoute de la conversation de John Kerry [ö, Ndlr: ISIS est l'acronyme anglais du français EI et de l'arabe Daesh] est extrêmement révélatrice car elle met en lumière le rôle des Etats-Unis dans la tragédie qui a frappé la Syrie. Or, Daesh, ce qui a consterné Kerry, a échoué dans sa «mission». Alors, la coalition menée par les Etats-Unis a-t-elle combattu Daesh en Syrie? Aussi, eu égard aux dizaines de milliers de victimes syriennes, la question se pose: le prix Nobel de la paix, le président sortant états-unien, Barack Obama, doit-il être accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité en Syrie? C'est fort possible, dès lors que l'administration états-unienne sortante, a violé le droit international et les résolutions du Conseil de sécurité par son assistance au groupe terroriste autoproclamé «Etat islamique». En fait, tout n'a pas encore été dit sur le drame qui frappe le peuple syrien et la Syrie.

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