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La grève des 8 jours, 60 ans après

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Aux plus jeunes. Oui, il faut dire et répéter autant de fois que nécessaire que l'indépendance de l'Algérie a été chèrement payée par les Algériens. Des commémorations, comme celle d'aujourd'hui, doivent bénéficier du plus large écho pour que toutes les générations, actuelles et futures, sachent que si aujourd'hui, l'Algérien mange à satiété, s'habille chaudement, habite un vrai logement et vit dans la dignité, c'est grâce à ses aînés qui ont donné leur vie pour lui épargner l'enfer de la colonisation. Parmi les épreuves endurées par les Algériens au cours de la lutte contre l'occupant, il y a eu, du 28 janvier au 4 février 1957, une grève décidée par le FLN. Si elle fut très largement suivie et si elle a permis à l'ONU, qui tenait sa XIIème session, de comprendre que ce n'était pas une «affaire de rebelles», ni une «affaire franco-française» comme s'échinait à le faire admettre la diplomatie française, cette grève a aussi mis à nu toute la barbarie de la France coloniale. Pendant huit jours les commerçants algériens avaient baissé leurs rideaux. Les éboueurs, dockers et femmes de ménage (seuls ces travaux leur étaient permis) n'ont pas rejoint leur travail. Les quelques écoliers «indigènes» sont aussi restés à la maison. Huit jours sans s'approvisionner (en plein hiver). Huit jours à assister impuissants aux pillages des commerces éventrés par les militaires français. Huit jours de rafles, de brutalités, de tortures d'une population civile par les «valeureux» parachutistes de Massu. Huit jours qui ont donné l'occasion à ce «grand» général qui avait les pleins pouvoirs, d'ouvrir les plus grands centres d'internements dignes de ceux de la Gestapo. Des milliers d'Algériens y ont été déportés. Les soldats de Massu pénétraient à grand fracas, de jour comme de nuit dans les foyers. Ils emmenaient leurs victimes vers les centres de torture pour leur faire subir les pires atrocités. Beaucoup ne sont jamais revenus. Oui, le prix de l'indépendance a été élevé. Les 8 jours de grève de 1957 ont été décidés en droite ligne de l'esprit de la déclaration de Novembre 1954. Que l'indépendance était l'affaire de tous les Algériens. C'est la même démarche que pour le 20 Août 1955 à Skikda. Cela a été complété par la suite par les manifestations du 11 Décembre 1960. L'objectif étant de démontrer au monde entier que c'est tout le peuple qui, derrière l'ALN et le FLN, aspirait à son indépendance. Il a été atteint le 5 Juillet 1962. Il nous faut, aujourd'hui, perpétuer ces souvenirs. Pour barrer la route à tous les aventuriers qui voudraient nous faire replonger dans l'enfer. Nos ennemis d'hier n'ont pas encore, 60 ans après, digéré la défaite. Ils gardent intact l'esprit d'une revanche. Car et contrairement à tous les autres pays qui ont eu leur indépendance, les Algériens ont été les seuls à avoir sacrifié un million et demi de martyrs. Ces martyrs à qui nous devons la vie que nous menons aujourd'hui. Dans la liberté, dans la paix et le développement. Il faut le dire et le répéter sans cesse à toutes les générations. Pour les préserver du mal qui les guette!

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