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Tebboune et le "made in bladi"

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Et de deux! Après les matériaux de construction, Abdelmadjid Tebboune, à qui vient d'être confié, en plus de son département de l'habitat, l'intérim du ministère du Commerce, récidive avec les fruits et légumes. C'est en décembre 2014 que Tebboune a décidé d'interdire l'importation des matériaux de construction produits en Algérie. La facture d'importation, pour ces seuls produits, s'élevait cette année-là à près de 4 milliards de dollars. Le résultat a été immédiat. En 2015, la facture avait baissé de 50%. Pour 2016, les derniers chiffres d'importations concernent les 10 premiers mois de l'année. La facture est passée à 1,74 milliard de dollars. Il n'y a pas que les économies en dollars à retenir. Les producteurs nationaux, publics et privés, ont non seulement écoulé tous leurs stocks, mais s'emploient à renforcer leurs moyens de production. C'est-à-dire à se développer avec tout ce que cela implique en termes de création d'emplois. Fort de ces résultats et dès sa prise de fonction au ministère du Commerce, Tebboune récidive. Cette fois contre les fruits et légumes importés alors qu'ils sont produits localement. Du raisin à la goyave en passant par la banane et les pommes, la facture d'importation annuelle est de l'ordre d'un milliard de dollars. Ceci alors que la production nationale des fruits et légumes couvre non seulement nos besoins, mais est éligible à l'exportation pour certains de ces produits au moins. La Banque d'Algérie vient de traduire cette préférence nationale par des instructions strictes aux banques secondaires. Pour comprendre l'importance et le bien-fondé de ces mesures, les chiffres publiés hier par la Banque d'Algérie font état d'une baisse de nos réserves de changes à 114,1 milliards de dollars à fin décembre 2016. En 2015, elles étaient à 144,1 milliards de dollars. Ce sont 30 milliards de dollars qui ont été puisés de la «cagnotte» en une année. Impossible de continuer à ce rythme si on ne veut pas aller droit dans le mur. Au-delà de la baisse du prix du baril de pétrole, agir en rationalisant nos importations c'est permettre à notre économie de mieux se diversifier et se développer. Il n'y a aucun complexe à avoir lorsqu'il s'agit de préserver notre production. Le nouveau président de la plus grande économie libérale du monde, Donald Trump, a cassé le tabou du «protectionnisme». Donc il n'y a pas lieu d'être plus royaliste que le roi. Bien d'autres segments de l'import méritent une plus grande attention. Comme l'inexplicable hausse de la facture d'importation des médicaments qui persiste alors que la production nationale couvre actuellement 60% de nos besoins tout en étant bien engagée dans l'export. Que ce soit au niveau de la facturation ou des intrants, le contrôle ne doit pas faiblir. Bref, avec tous ces signaux au vert, comme la fin de l'importation du ciment et bientôt du rond à béton ou encore, un peu plus tard, celle des carburants, on peut espérer traverser la crise sans problème majeur. A condition toutefois que «l'effet Tebboune» soit contagieux!

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