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Douché, Trump apprend la politique

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Le pragmatisme en politique, cela vient avec la pratique. C'est ce qu'a constaté le 45e président des Etats-Unis qui, novice en la matière, avait coup sur coup reçu un camouflet de la part de la cour d'appel de San Francisco sur les immigrés, laquelle a confirmé le gel du décret Trump, a fait profil bas devant Pékin en baissant le ton et en concédant le fait d'une seule Chine et, ce n'est pas le moindre, dire que le développement des colonies israéliennes «n'est pas bon pour la paix». A la bonne heure! Il vaut mieux tard que jamais. En quarante-huit heures, le nouveau président états-unien a dû remettre les pieds sur terre et prendre conscience de la réalité de la politique intérieure et des difficultés de la diplomatie internationale. Par ailleurs, les affaires nationales et mondiales ne se gèrent pas par le tweet. Encore une chose que M. Trump a sans doute noté. En effet, à l'épreuve du terrain, le nouveau chef de la Maison-Blanche discerne peu à peu qu'il ne lui suffisait pas d'être président des tout-puissants Etats-Unis pour imposer son diktat, même aux citoyens états-uniens. Loin s'en faut! En fait, Donald Trump s'initie à la sagesse et à la pondération qui sont, doivent être, celles d'un dirigeant mondial, lui qui croyait que son nouveau poste lui acquérait tous les droits et qu'il lui suffisait de lever le petit doigt pour se faire obéir. Que nenni! Pour la bonne marche des affaires du monde, il est de bon augure que le dirigeant de la première puissance mondiale s'imprègne du fait qu'il n'est pas aussi omnipotent qu'il souhaite le croire et se doit de composer avec son environnement local, régional et mondial. En trois semaines au pouvoir, le locataire de la Maison-Blanche avait quasiment bouleversé, par des décisions chaotiques et incohérentes, la donne locale, environnementale et internationale. Son décret absurde et intempestif sur l'immigration, sa décision de construire un mur le long de la frontière (3000 kilomètres) avec le Mexique - ses deux promesses emblématiques à ses électeurs - ont plongé le monde dans le chaos et l'incompréhension. Or, c'est à l'intérieur même des frontières états-uniennes que la résistance fut la plus dure contre des décisions improductives et mettant la sécurité dans le monde en danger. C'est la justice états-unienne qui sonna la révolte en suspendant le décret controversé. Suspension confirmée ce jeudi par la cour d'appel de San Francisco. Un camouflet pour Donald Trump qui devra désormais tenir compte des lois de son pays, la Constitution en particulier, qui encadrent et limitent de façon drastique les pouvoirs du président. Les Etats-Unis sont effectivement un Etat de droit et montrent que le président n'est pas au-dessus des lois. Ce n'est pas partout dans le monde qu'un juge puisse s'opposer à un décret présidentiel, estimé anticonstitutionnel. De la même manière, le président des Etats-Unis s'est heurté à un mur en croyant pouvoir reconfigurer la carte universelle à sa mesure. C'est ainsi qu'il a dû admettre, jeudi dernier, dans une conversation téléphonique avec son homologue chinois Xi Jinping, le principe d'une Chine unique lui qui, plastronnant sur ses tweets, remettait en cause un des principes de l'équilibre mondial: l'existence d'une seule Chine. Il en est de même pour ses déclarations sur la question israélo-palestinienne, quand il promit le transfert de l'ambassade US à Jérusalem. Un sujet tabou qui ne s'aborde pas à la légère. Dans un entretien, ce vendredi, avec un quotidien israélien en ligne, le président Trump revenant à de plus justes normes, a déclaré qu'il «réfléchissait» à ce sujet, n'étant plus aussi catégorique, à quelques jours de la réception à Washington, du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. S'éveillant à la réalité du contentieux proche-oriental, Donald Trump ajouta que le «développement des colonies n'est pas bon pour la paix». Il fallait qu'il y vienne et voir qu'il n'est pas libre de décider tout seul sur un dossier sensible en suspens depuis 70 ans. En quarante-huit heures, Donald Trump s'est rendu à l'évidence qu'il lui était impossible de diriger les Etats-Unis et le monde à sa guise. Il y a des faits, des lois et principes qui gouvernent le monde et les relations entre les nations, qui ne sont pas un jeu de yo-yo, qu'en tant que dirigeant des Etats-Unis il se devait de respecter. Il en va de la cohésion et de la sécurité du monde. Il est heureux que le nouveau président états-unien en prenne compte. Ainsi, en deux jours Trump aura beaucoup appris, en essuyant un revers politique et judiciaire; un revers diplomatique (avec la Chine) et un retour à plus de pondération sur la question palestinienne. Il est bon pour les Etats-Unis et pour le monde que leur président apprenne la mesure en travaillant dans le respect avec ses partenaires locaux, régionaux et internationaux.

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