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La Syrie au bout du tunnel?

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Peu probable! Près de six ans après ladite «révolte populaire», la situation s'est décantée, mais il y a des irrédentismes qui rendent toute approche sérieuse, vers une issue pacifique, aléatoire. Au moment où s'ouvre à Genève une cinquième session de pourparlers de paix inter-syriens, des parties en sont encore à réclamer le départ du président syrien Bachar al-Assad. Une demande de l'opposition, pourtant laminée et qui n'a plus d'opposition que le nom. Sévèrement défaite à Alep-Est, noyautée par les groupes jihadistes, abandonnée par ses mentors occidentaux qui ont, peu ou prou, pris leurs distances, la rébellion n'est plus que l'ombre d'elle-même, si jamais elle a réellement représenté une alternative de pouvoir au régime de Damas. Divisée, la Coalition nationale syrienne est de fait un patchwork de mouvements qui ne s'entendent sur aucun objectif, sauf celui exigeant le départ de Bachar al-Assad. Aussi, au nom de qui la rébellion syrienne, parlera-t-elle qui, contre toute logique, reste obsédée par Assad? Ainsi, le chef de la Coalition nationale syrienne (opposition, plutôt des «oppositions»), Anas al-Abdeh, a répété à la conférence sur la sécurité de Munich, «Nous irons à Genève pour discuter d'une solution politique», réitérant «Assad doit partir» car, selon lui, aucun problème ne sera résolu «tant qu'il reste au pouvoir». Etre déraisonnable à ce point frise l'absurdité. Or, la donne a évolué en six ans en Syrie, pas en faveur de l'opposition, si opposition il y a, qui a échoué à faire tomber le régime syrien, mission qui lui a été assignée en priorité par ses sponsors et ses financiers. L'opposition a certes fait illusion durant les deux premières années du conflit, avant de perdre pied sur le terrain de bataille tant face à l'armée arabe de Syrie, que face aux jihadistes qui ont, peu ou prou, absorbé ladite «rébellion». Celle-ci est devenue une armée fantôme. Où est donc passée ladite «Armée libre syrienne» (ALS) qui a disparu des radars militaires depuis 2013? Sur le terrain, ce sont les jihadistes de Fateh al-Cham (ex-Jebhat al-Nosra, branche syrienne d'Al Qaîda), du Jaich al-Islam et de Daesh que combat l'armée syrienne. Mais revenons un peu à cette Coalition nationale syrienne [Cns, qui remplaça le Conseil national syrien, estimé trop proche de la Turquie] qui, dans l'absolu, défend d'autres intérêts que ceux du peuple syrien, en particulier celui de l'intérieur, que le CNS était censé libérer de l'emprise de la présumée «dictature» de Bachar al-Assad. En changeant de nom, mais pas de sigle, le CNS n'a fait que passer de l'influence de la Turquie à celle du Qatar et des pays du CCG. (Conseil de coopération du Golfe). De fait, quand le deuxième dirigeant du CNS, Mouaz al-Khatib, démissionna de son poste en 2013, cette démission a été rejetée par les autorités du...Qatar. C'est tout dire! Le premier président du Cns a été Burhan Ghalioun éjecté (en juin 2012) au bout de quelques semaines à la tête du mouvement d'opposition. Outre ces deux dirigeants, cinq autres eurent à piloter la Coalition nationale syrienne: Georges Sabra (22 avril -6 juillet 2013), Ahmad Assi Jarba (2013-2014), Hadi el-Bahra (2014-2015), Khaled Khodja (2015-2016) et l'actuel chef, Anas al-Abdeh (depuis mars 2016). En moins de six ans, la «révolution» syrienne aura ainsi consommé sept dirigeants, dont aucun ne dépassa l'année à la tête de la Coalition. Ces fréquents changements sont la résultante de l'emprise des soutiens sur le CNS, le faisant voguer entre ses divers sponsors [Turquie, monarchies du Golfe et Occident]. Aussi, ces dirigeants étaient-ils plus proches de leurs inspirateurs - l'actuel chef du CNS, Anas al-Abdeh, est sous l'attraction turque - que de la cause du peuple syrien. Ahmad al-Jabra (syro-saoudien) était de fait l'homme lige de l'Arabie saoudite. Dès lors, les intérêts des étrangers - qui soutiennent et financent l'opposition - étaient mieux représentés au CNS que ceux de la Syrie et de son peuple. Un trait commun aux dirigeants du CNS (à l'exception de Georges Sabra qui assura un court intérim après le départ de Mouaz al-Khatib): des islamistes conservateurs, ou Frères musulmans. Aussi, la Coalition nationale syrienne arrive-t-elle à Genève plus divisée que jamais. Comment le CNS dont ses hommes armés ont perdu la bataille d'Alep, peut-il mettre comme préalable le départ d'al-Assad? D'autant plus que ses soutiens estiment désormais cette exigence hors de raison et plus d'actualité. Dès lors, si décantation il y a en Syrie, celle-ci est le fait du gouvernement syrien qui a repris l'initiative face à ses seuls vrais opposants armés, les groupes jihadistes et terroristes. Ceux-là même que l'ex-ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, encensait, qui dit-il «font du bon boulot» et ne peut «condamner». Ainsi, le complot contre la Syrie apparaît-il au grand jour!

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