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Formation des élues. Et les hommes?

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Privilèges. Faire de la politique, pour un élu ou une élue, son activité permanente exige une qualification certaine. Le gouvernement en est tellement conscient qu'une direction de la gouvernance locale existe au ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales. Elle organise des cycles de formation au profit des élues locales en partenariat (signé en juillet 2015) avec l'ONU et financés par le gouvernement belge. La directrice de cette structure du ministère de l'Intérieur, Fatiha Hamrit, était lundi dernier à Constantine où s'est ouvert le cycle de formation qui a rassemblé les élues locales de la wilaya de Guelma, d'Oum El Bouaghi et de Constantine. Juste avant, Mme Hamrit était à Chlef au profit des élues de Aïn Defla, Tissemsilt et Chlef. Le mois dernier, elle était à Ouargla pour les élues de cette wilaya et celle d'El Oued. Elle venait de Sétif où elle a réuni les élues de cette wilaya et celles de M'sila. La wilaya d'Oran a également reçu sa visite au début du mois de février où les élues de cette wilaya ont bénéficié du programme de formation aux côtés des élues de la wilaya de Mostaganem et Béchar. Au mois de décembre dernier, Fatiha Hamrit était à Tizi Ouzou où elle a fait profiter de cette formation les élues de la wilaya regroupées avec celles de Bouira. Infatigable, la directrice de la gouvernance locale sillonne le pays pour dispenser, aux élues, des cours sur le «métier» de la politique. Selon la coordinatrice des programmes ONU-Femmes en Algérie, Imane Hayef, pas moins de 700 femmes, élues locales ont, à ce jour, bénéficié de cette formation. Les bienfaits d'une telle formation sont incontestables. D'autant et comme l'a souligné le chef de l'Etat dans son message du 8 mars dernier «la position de la femme algérienne sur la scène politique avec une présence de près de 32% au sein de l'Assemblée populaire nationale durant son dernier mandat...(est) le fruit d'une forte volonté politique». Et de préciser que ce taux «dépasse celui de bien de Parlements dans des pays du Nord développés». Une présence en force toute récente qui a rendu nécessaire la formation. Pourtant celle qui est dispensée actuellement concerne les élues locales. Pas la représentation nationale qui est en fin de mandat. Les députés de la prochaine législature ne sont pas encore connus. Quand ils le seront, leur besoin de formation se posera également. D'autre part, l'expérience des hommes politiques de notre pays a l'âge de l'ouverture démocratique. Ce qui explique les trop nombreuses prestations empiriques. Et surtout superficielles. Au final, l'exigence de formation doit être la même pour tous les élus. Sans distinction de sexe. Sauf à considérer que les hommes ont la science infuse. Peut-être. Mais dans trop de cas seulement pour le verbe sans contenu!

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