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La paix, l'insouciance et les risques

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L'envers du décor. Les familles algériennes savourent, chacune à sa manière, les vacances scolaires qui viennent de débuter. Les partis politiques et les candidats aux prochaines législatives sont entièrement occupés aux préparatifs du rendez-vous du 4 mai prochain. Devant 1000 jeunes entrepreneurs présents, hier, aux premières Assises nationales sur les petites entreprises, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a promis de nouvelles mesures en faveur de ceux et celles qui choisissent l'entrepreneuriat. Sonatrach et ENI se lancent dans l'énergie solaire. Une vie normale, quoi! Les Algériens vivent un quotidien qui est celui d'un pays en paix. Une paix retrouvée il y a un peu plus d'une décennie seulement. Après que le terrorisme eut été vaincu et que les Algériens, dans leur ensemble, ont adopté la Charte pour la Réconciliation nationale présentée par le président Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier avait tenu à préciser que cette Charte exigera du temps pour donner tous ses fruits. Les premiers de ces fruits sont déjà là et c'est tant mieux. La sécurité et la paix retrouvées ont permis au développement économique et social qui a déjà connu de grandes avancées de se poursuivre. Pourtant, l'opinion publique ne semble pas trop se préoccuper des menaces qui pèsent sur cette sécurité et cette paix. Elles sont réelles. Les communiqués du ministère de la Défense sont quotidiens. Pas plus tard qu'hier, 15 casemates pour terroristes ont été détruites à Aïn Defla. La veille c'était cinq de ces mêmes casemates que notre armée a découvertes à Aïn Defla, Tizi Ouzou et Bordj Bou Arréridj. Mercredi dernier c'était six autres de ces casemates qui ont été découvertes par nos militaires au centre et à l'est du pays. Depuis le début de ce mois de mars, pas moins de 40 casemates ont été réduites à néant par l'ANP en divers points du pays. Du nord au sud et de l'est à l'ouest. Pour peu que l'on y ajoute toutes les casemates découvertes en 2016, les terroristes neutralisés, ainsi que les armes et explosifs cachés sous terre, il ne fait aucun doute que nous sommes en présence de sérieux préparatifs dont l'intention est de précipiter le pays dans le chaos. Nous devons à la vérité de dire que ni les médias que nous sommes ni les partis politiques, ne donnons assez d'importance à l'ampleur de ces risques qui menacent notre paix et notre sécurité. Nous donnons l'impression d'une indifférence coupable que l'Histoire ne nous pardonnera jamais. Une nouvelle fois, hier dans son message à l'occasion du 19 mars, le président Abdelaziz Bouteflika, a réitéré son «appel à la vigilance». Aux 40 millions d'Algériens. Nous devons soutenir et informer nos forces de sécurité qui remplissent leur mission protectrice du pays et du peuple avec une redoutable efficacité. Au risque de leur vie. Le chef de l'Etat, dans son message d'hier, a tenu à déclarer qu'«à cette occasion, nous leur réitérons tous, officiers, sous-officiers, soldats ou éléments, notre reconnaissance et notre gratitude et nous nous inclinons avec respect et considération à la mémoire des martyrs du devoir national». En effet, nous leur devons la paix et la sécurité. Sans lesquels point de développement. Ni de vacances dans la joie et le bonheur!

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