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Entreprises, le fisc lâche du lest

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Assistance. L'Etat ne veut pas «étrangler» les entreprises qui ont du mal à payer leurs impôts. La DGI (direction générale des impôts) a indiqué, hier, que «Les entreprises qui éprouvent des difficultés...financières...peuvent bénéficier du dispositif de rééchelonnement des dettes fiscales». Autrement dit des facilités de paiement avec effacement des pénalités. En réalité, cette annonce ne fait que rappeler le dispositif prévu dans la loi de finances 2017 dans son article 90. Toutes les entreprises peuvent en bénéficier. Sans distinction aucune. Ni du statut juridique. Ni du régime d'imposition. Ni de l'activité. Même les entreprises qui avaient obtenu, entre 2012 et 2016, un premier rééchelonnement de leurs dettes fiscales sans avoir pu honorer les paiements ne sont pas oubliées. Ces dernières peuvent solliciter, une nouvelle fois, le dispositif de 2017 pour un calendrier rallongé de 12 mois. Pour être plus précis encore, les dettes fiscales, qui font actuellement l'objet d'un recours contentieux, sont exclues du dispositif. Idem pour les dettes fiscales frappées de pénalités pour fraude. Enfin il y a ce qui relève du bon sens mais toujours bon à rappeler, ne sont pas concernées les entreprises qui ont une bonne santé financière. Que demander de plus? Cette «bouffée d'oxygène» prouve que l'Etat ne ménage aucun effort pour aider les entreprises à surmonter les moments difficiles. Il faut dire aussi que c'est un dispositif «gagnant-gagnant». L'entreprise en difficulté gagne, avec ce dispositif, un sursis qui l'aidera à se «relever», tandis que l'économie nationale gagne en «repêchant» des entreprises menacées d'asphyxie. Un tel accompagnement de l'Etat en direction des entreprises est inédit. Même s'il a commencé en 2012. En réalité, ce n'est là qu'une aide parmi tant d'autres dont bénéficient nos entreprises. Au-delà du volet fiscal, il y a, en effet, l'accès aux différents crédits qui est facilité. Le foncier industriel mis à disposition. La garantie des 20% de la commande publique. Il y a ce qu'on appelle «l'import substitution». Ce qui veut dire qu'un produit fabriqué localement n'est plus importé. Ce qui risque tout de même d'être contre-productif en termes de qualité. Un choix difficile mais dicté par la conjoncture financière pas très favorable que traverse le pays à l'instar du reste du monde. Que reste-t-il à nos entrepreneurs pour réussir? Rien, sinon un peu plus d'efforts et de sérieux dans le travail. Qui aurait dit qu'un jour, l'Etat aidera les entrepreneurs algériens à s'enrichir? Dans une Algérie qui, aux premiers jours de l'indépendance, nationalisait même le petit commerce. Des erreurs que nous payons aujourd'hui. Par le retard accusé et surtout par l'altération de la culture de l'entrepreneuriat. Il n'est pas inutile de le rappeler!

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