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L'enseignement privé jusqu'au master

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Top départ! Jeudi dernier, le ministère de l'enseignement supérieur a publié un communiqué pour informer «les personnes physiques de droit privé désirant créer des établissements privés de formation supérieure» qu'elles peuvent retirer le cahier des charges. Il ajoute que «les personnes physiques de droit privé ayant déjà déposé des demandes d'autorisation de création d'établissement privé de formation supérieure étaient invitées à se conformer aux dispositions de l'arrêté du 30 octobre 2016, paru au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, n° 67 du 13 novembre 2016». Avant de continuer, il nous faut traduire en langage simple ces deux extraits du communiqué. Primo, les personnes morales (sociétés) sont exclues du champ d'application. Secundo, les établissements privés qui dispensent, actuellement, des formations supérieures doivent se soumettre aux dispositions de cet arrêté. Allusion faite au précédent arrêté du 18 juin 2008 qui a été abrogé. Pourquoi? Nous avons relevé quelques nouveautés. D'abord l'autorisation s'effectuera désormais en «deux étapes». La «temporaire» et la «définitive». La première est obtenue «après satisfaction des conditions visées dans le (nouveau) cahier des charges». La seconde ne le sera qu'à «l'issue d'un cycle complet de formation sur la base d'un rapport d'évaluation». Une période probatoire est donc instaurée. L'autre point important est la constitution d'une commission ministérielle qui est chargée d'examiner les demandes et non plus l'administration centrale du ministère de l'enseignement supérieur comme c'était le cas dans le précédent arrêté. D'autre part il faudra joindre à la demande «une copie du registre du commerce exclusif dédié uniquement aux activités d'enseignement et de formation supérieurs». Autrement dit se consacrer uniquement à la transmission du savoir. Ce qui valait la peine d'être précisé. S'agissant de la création d'établissements privés étrangers, celle-ci «est subordonnée à la ratification d'un accord bilatéral entre le gouvernement algérien et le gouvernement du pays concerné». Ajoutons que «tous les domaines de formation (sont concernés) à l'exclusion des sciences médicales». Ainsi donc et après l'enseignement primaire, moyen et secondaire, le privé a désormais sa place aux côtés du secteur public dans l'enseignement supérieur. Certaines écoles privées qui faisaient de l'intégration une stratégie de développement pourront désormais former et accompagner leurs élèves de la première année primaire jusqu'à la licence et le master. Il y en a. Quel merveilleux challenge pour l'excellence!

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