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3 ans sans pétrodollars et en douceur

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Célébration. Sellal a bien fait de le rappeler à El Oued. Le fait est aujourd'hui acté. Que l'on soit pour ou contre le «pouvoir», que l'on soit aigri, que l'on soit médisant, haineux ou «anti-tout», force est de constater que l'Algérie vient de passer trois années avec 70% de recettes pétrolières en moins sans rien changer dans la vie quotidienne des Algériens. Personne ne peut le nier. C'est ainsi et pas autrement. Depuis juillet 2014 le pétrole qui était à 110 dollars le baril et qui a dégringolé jusqu'à 35 dollars pour remonter autour de 50 dollars actuellement, n'a produit aucun effet majeur dans notre pays. Pas de plan d'austérité. Pas de remise en cause des acquis sociaux. Les salaires et les pensions de retraite versés dans les temps. Mieux, les produits de première nécessité n'ont pas cessé d'être subventionnés. Les constructions et les distributions de logements se poursuivent. La gratuité dans les établissements publics de santé est toujours en vigueur. Celle de l'enseignement public, à tous les paliers, aussi. Bref, tout se passe comme avant juillet 2014. Enfin presque. Les programmes d'investissements publics non prioritaires ont été gelés. Un plan de rationalisation des dépenses publiques a été élaboré. Les importations de produits revendus en l'état sont soumises au système des licences. Comme les bananes, les voitures et bientôt les appareils électroménagers. Rien de vital. On est resté dans le «smig» des mesures à prendre. Tout ceci est bien beau, mais il faut dire comment une telle «douceur» a pu être possible. Grâce à l'art de gouverner d'un homme. D'abord, il a su trouver le moyen de ramener la paix dans le pays mis à feu et à sang durant tout une décennie avant son arrivée en 1999. Ensuite, et tout en poursuivant la lutte contre le terrorisme, il s'est attelé à reconstruire le pays. Routes, autoroutes, ponts, tunnels, réseau ferré, barrages, écoles, universités, hôpitaux, aéroports, aérogares, métro, tramways (la liste est encore longue), qui ont complètement transformé le pays qui est, aujourd'hui, éligible à rejoindre les pays émergents. Dans le même temps, il a professionnalisé notre armée et créé les conditions de son développement jusqu'à en faire une force régionale. Une armée qui aujourd'hui veille avec bravoure et efficacité sur notre sécurité. Nous avons la paix au milieu d'un «océan» de guerres. Nous n'avons aucun créancier qui vienne frapper à notre porte. La diversification de notre économie bat son plein. Tout cela a été possible grâce à un homme. Cet homme c'est le président Abdelaziz Bouteflika. L'Algérie et les Algériens lui doivent tout. Ce qui a été énoncé plus haut et ce qui a été certainement oublié. En plus, nous lui devons quelque chose que personne n'a jamais abordé. Il a placé la barre de la fonction présidentielle très, très haut. Ceux qui ont quelque chose contre «l'homme providentiel», et ceux (les mêmes en général) qui pensent qu'il est donné à tout le monde de bien diriger l'Algérie, ne tromperont plus les Algériens. La seule chose qui reste à faire aujourd'hui, est de se remettre au travail. Pour consolider nos défenses!

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