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L'UE face à la crise migratoire

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A bras-le-corps. L'Europe est empêtrée dans le problème que lui posent les réfugiés. Les dirigeants du Vieux Continent n'ont, jusque-là, avancé aucune solution durable à ce phénomène. Plus le temps passe et plus les «métastases» s'amplifient. Depuis 2015 où plus d'un million de réfugiés a débarqué sur les côtes des pays du Sud de l'Europe, avant de se répandre jusqu'en Scandinavie, le débat fait rage sur la scène politique européenne et toutes les propositions et mécanismes ont montré leurs limites. L'Allemagne qui s'était, dans un premier temps, réjoui d'accueillir des centaines de milliers de ces personnes fuyant les zones de conflits et de guerres, a dû faire marche arrière. L'Angleterre qui avait obstinément fermé ses frontières à ces vagues humaines, a fini par obtenir l'effet idoine pour un référendum favorable à sa sortie de l'Union européenne. Les pays de l'Europe de l'Est ne veulent rien entendre et durcissent leur opposition à l'accueil de ces humains en errance. Les pays du Sud, surtout la Grèce avec sa crise financière sans précédent, résistent vaillamment aux flots incessants des hommes, des femmes et des enfants que des passeurs, sans foi ni loi, déversent dans leurs eaux territoriales. Des milliers de morts noyés dans la Méditerranée n'arriveront jamais à destination. Devant cette catastrophe humanitaire, l'Europe avance en rangs dispersés. Il y a d'un côté les xénophobes qui en font leur fonds de commerce pour gagner des voix auprès de leurs compatriotes effrayés. Il y a le terrorisme international qui se dissimule pour s'infiltrer derrière ces vagues humaines. En tout état de cause, les dirigeants européens donnent l'impression d'être complètement dépassés par les événements. Aux problèmes politiques, économiques, sociaux, sécuritaires et humanitaires que posent les réfugiés aux Etats qu'ils traversent s'ajoute la menace d'éclatement de l'Union européenne. De plus en plus de voix s'élèvent pour un retour aux frontières nationales. De plus en plus de voix rejoignent les souverainistes qui considèrent que l'UE est à l'origine de tous les maux de leurs pays. Le temps passe et pas l'ombre d'une solution viable ne pointe à l'horizon. Pourtant, il suffit que les dirigeants cessent d'agir sur les seuls effets de la crise migratoire pour résoudre durablement le problème en s'attaquant à ces causes. Parmi ces causes il y a les zones de conflits, il y a la pauvreté et de plus en plus le changement climatique. Mais avant d'arriver en Europe ces réfugiés posent des problèmes aux pays d'accueil. L'UE «oublie» même d'aider ces derniers qui sont pour elle des «digues». L'autre partie de la solution est une forte implication dans le règlement des conflits (créés par l'Occident soit dit en passant), dans l'aide au développement (gelée depuis des années) et notamment des pays africains. La crise migratoire n'est pas une «maladie orpheline»!

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