Accueil |L'Editorial |

Discours partisans et programmes

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Progrès. Les élections législatives du 4 mai prochain n'ont pas encore eu lieu que déjà elles donnent des signes de qualité politique. Qui s'en plaindrait? Le signe qui ne trompe pas est cette référence à un programme qui est faite par beaucoup de leaders de partis dans leurs discours. Ce qui n'était pas le cas auparavant. On peut citer quelques exemples. Le TAJ (parti dirigé par Amar Ghoul) considère que pour mieux diversifier notre économie et la sortir au plus vite de la dépendance pétrolière, il faut exploiter le vaste espace géographique disponible dans les Hauts-Plateaux. En multipliant les investissements agricoles et industriels. Ce qui est déjà plus concret que de discourir dans les généralités de la nécessité de la diversification. Le MPA, par la voix de son leader, Amara Benyounès, veut en finir avec «la gestion socialiste et administrative des questions économiques». Contre le tout-Etat et la bureaucratie. Une ébauche intéressante et qui le sera encore plus lorsqu'on saura les moyens qu'il compte utiliser. Le PT de Louisa Hanoune, veut «rétablir la règle des 51/49% dans les accords de partenariats avec les étrangers, le droit de préemption de l'Etat et le respect de l'article 18 de la Constitution révisée fixant la propriété collective incessible de la Nation». On pourra rétorquer qu'il n'y a rien de nouveau dans ces exigences du parti. On pourra même dire que ces exigences sont fortement teintées d'idéologie. Il n'empêche qu'il s'agit, tout de même, d'un choix économique que ce parti a légitimement le droit de défendre. Et même de faire aboutir ce choix par une majorité parlementaire le jour où il l'obtiendra. Pour le Front El Moustakbal (FM), de Abdelaziz Belaïd, ancien candidat à la présidentielle de 2014, il s'agira avant tout de «moraliser l'action politique et construire l'homme». Il veut également «faciliter la réalisation de villages touristiques» accessibles au plus grand nombre. Il pense miser sur les jeunes diplômés de l'université pour ce faire. Il veut même s'attaquer au problème de «compétence des gestionnaires». Beaucoup de volonté là aussi en attendant que soit exposés les voies et moyens qu'il compte employer. Pour l'union Nahda-Adala-Bina (partis islamistes) de Douibi, Djaballah et Belmehdi, les médias doivent «veiller à l'équité dans la présentation des programmes des candidats». Ce que ne nous manquerons pas de faire dès que ces programmes nous parviendront. Au MSP, Makri jure qu'il lui suffira d'un quinquennat pour faire de l'Algérie un modèle de développement. Sauf qu'il s'agit aujourd'hui des législatives. Le moment venu nous l'interrogerons sur le comment. Pour le FLN et le RND qui soutiennent, sans réserve aucune, le programme du président de la République, le principal souci énoncé tant par Ould Abbès que Ouyahia est «la préservation de la sécurité et de la stabilité du pays». Sans quoi tout le reste ne pourra pas se réaliser. Un détail du programme du RND que nous avons saisi au vol concerne «l'augmentation du plafond des revenus des candidats au logement social». Tout ceci est plus que réconfortant. Les discours creux s'éloignent. La campagne électorale en cours a des allures de consistance. Premiers fruits!

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha