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Les électeurs, l'APN et les candidats

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L'enjeu. Plus de 11.000 candidats se disputent 462 sièges. C'est dire que, normalement, la compétition devrait être rude. Eh, bien! Pas du tout. Abdelwahab Derbal, président de la Haute Instance indépendante de surveillance des élections (Hiise) vient de «déplorer le faible taux d'exploitation des espaces consacrés à la campagne électorale de la part des partis et des candidats». Il se veut toutefois «optimiste». Il pense qu'au fil des jours la campagne électorale s'animera davantage et que les candidats et leurs partis tiendront plus de meetings. Il a rappelé que des «efforts considérables ont été déployés pour la mise à leur disposition des espaces «temporels et géographiques». Et qui sont donc sous-utilisés. Pourquoi? Certaines formations pensent peut-être que les réseaux sociaux sont plus efficaces. D'autres doivent imposer la centralisation du discours. Ou ceux qui pensent pouvoir se contenter d'une campagne de proximité. Quoiqu'il en soit et sur les 50 partis en lice auxquels il faut ajouter les indépendants, seule une dizaine d'entre eux sont visibles en fournissant des efforts pour «remplir» le maximum d'espaces qui leur sont offerts. Le reste ne se réveillera de la «sieste» qu'après le scrutin pour protester contre les résultats. Derbal a eu raison de prévenir de telles attitudes. Mais au-delà de ces manquements qui ne sont pas de nature à encourager la participation du plus grand des électeurs, il faut rappeler qu'il y a un autre enjeu que les Algériens ne doivent pas perdre de vue. Le 4 mai prochain, il s'agira d'élire les députés, mais aussi et surtout de préserver, voire de renforcer l'institution parlementaire qu'est l'APN. L'électeur algérien avant de sanctionner le candidat ou le parti qui n'a pas daigné se «présenter» à lui, doit penser à lui-même. A son avenir. A celui de ses enfants. Pour se convaincre que quels que soient les comportements des uns et des autres, il lui faudra aller voter. Pourquoi? Dans un entretien à trois médias français, le 31 mai 2015 et répondant à une question sur l'Algérie, le président François Hollande a eu cette réponse: «Est-ce qu'il y a un risque de chaos? Je ne crois pas parce qu'il y a une solidité des institutions algériennes.» C'est l'avis d'un chef d'Etat de ce monde qui nous regarde. C'est aussi l'avis d'une personnalité rompue à l'exercice de la politique. On peut également citer l'exemple de la Belgique qui a «fonctionné», grâce à ses institutions, un an et demi sans gouvernement. En effet la solidité des institutions écarte le risque de chaos. C'est à cette solidité de nos institutions que s'est attaché le président Bouteflika dès son arrivée au pouvoir. Il a réussi. Sauf que cette solidité nécessite des «rappels». Comme pour un vaccin. Les élections sont autant de «rappels». Parmi les institutions du pays se trouve effectivement l'Assemblée nationale populaire (APN). Plus le taux de participation des électeurs est important, plus sa «solidité» est consolidée. Plus la paix et la stabilité sont renforcées. Qui n'aimerait pas, le 4 mai prochain, se protéger et mettre à l'abri ses enfants?

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