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Un "riche" salon en catimini

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Grands profits. C'est «étouffé» par une actualité nationale et internationale intense que s'est ouvert, lundi dernier à Oran, le 1er Salon international de recyclage et traitement des déchets. Pourtant, l'événement est d'une grande importance. Tant sur le plan économique qu'environnemental. Il faut dire aussi que cette première édition a été organisée de manière modeste. 30 exposants seulement (nationaux et étrangers) sont présents. Les déchets sont un immense gisement de richesses que le monde a découvert depuis peu. Depuis moins d'un demi-siècle. Au fil du temps, ce qui n'était que nuisance est devenu source de profits inépuisables. La production mondiale de déchets est estimée annuellement à environ 4000 milliards de tonnes. Chez nous, en 2016, l'Agence nationale des déchets (AND) a enregistré près de 23 millions de tonnes collectées au niveau national, selon le DG, Karim Ouamane. Tous types de déchets confondus. Il faut souligner que ce chiffre concerne les déchets collectés et non ceux qui sont produits. Il faut ajouter aussi que plus l'urbanisation avance et plus le niveau de vie augmente entraînant une plus forte consommation, plus les déchets seront plus importants. Notre pays est dans ce cas de figure. Une véritable mine d'or qui, malheureusement, n'est pas estimée à sa juste valeur. Nous sommes en pleine diversification de notre économie. Nous sommes à la recherche de toutes les niches susceptibles de créer de nouveaux emplois. Nous ne voulons pas être à la traîne dans la protection de l'environnement. Dans le même temps, un aussi important créneau, que sont les déchets, fait l'objet d'une attention toute symbolique. Pourquoi? Des centaines d'entreprises Ansej peuvent être créées pour la récupération. Des centaines d'autres pour le tri. Autant pour la transformation. Au total, des milliers de nouvelles PME sont en «sommeil». Il faut dire à nos jeunes que ce n'est pas un travail dévalorisant. Que tout est mécanique. D'ailleurs, les exposants, surtout les étrangers, sont au salon pour vendre leurs machines. Il faut dire à nos jeunes, qu'en bout de chaîne c'est la fortune qui les attend. Avec des profits durables. C'est juste un travail de communication bien organisé qu'il faut mettre en branle. Avec des salons itinérants jusqu'à l'intérieur des universités. Un travail de sensibilisation permanent à travers tous les guichets de l'Ansej et de la Cnac. Solliciter les jeunes entrepreneurs qui se sont lancés dans ce créneau pour témoigner dans les médias lourds à l'heure de grande écoute. Bouger et faire bouger nos jeunes afin qu'ils s'intéressent à ces ressources naturelles gratuites et à ciel ouvert. Il est vrai que le moment a été mal choisi pour tenir ce salon. Les législatives occupent tous les espaces. Il y a de fortes chances que les 30 exposants ne passeront pas les quatre jours du salon débordés par la foule. Faisant en sorte de remettre la partie pour le 5 juin prochain à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement. Pas seulement à Oran. Pas seulement une petite expo. Il y va de notre économie, de nos emplois, de nos jeunes, de notre environnement. Que faut-il d'autre?

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