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Fraude des urnes: 20 ans de prison

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Premier bilan. La campagne électorale s'est déroulée de manière presque irréprochable. Ce qui a permis au président de la Haute Instance indépendante de surveillance des élections, Abdelwahab Derbal, de présenter, à la fin de la campagne électorale, au Forum de la Radio Chaîne 1 un «bilan positif». Les dépassements observés n'ont pas de quoi «fouetter un chat». Surtout des cas d'affichage anarchique. Quelques cas de candidates «sans visage». On notera cependant que six lieux de culte ont, malgré l'interdiction, été utilisés pour des discours politiques. En résumé, la Haute Instance qu'il préside a été destinataire de 14 cas justifiés, de dépassements. L'un dans l'autre, tout ceci «demeure insignifiant comparé au nombre important de partis politiques et des listes indépendantes en lice pour cette échéance», a précisé Derbal. Par contre, il y a eu des comportements imprévus. Plus de la moitié des espaces retenus pour l'animation des meetings n'ont pas été utilisés par les partis. Idem pour la couverture radio. Un peu moins pour celle de la télé. Avec, à la place, une innovation, celle des réseaux sociaux. Derbal les compare à des «discussions publiques similaires à celles qui ont lieu dans des cafés». Sans plus. L'autre point positif est que cette campagne s'est déroulée dans «un climat apaisé». Sans écart de langage. Ceci dit, il s'agit du bilan de la première phase de ces élections législatives. Dès demain nous entrons dans la seconde phase qui est celle du scrutin. La phase déterminante. Celle qui faisait, par le passé, l'objet de toutes les critiques. Fondées ou non fondées. Et là, grâce aux dispositions de la nouvelle Constitution, des garde-fous autrement plus efficaces sont prévus. Des peines pouvant aller, par exemple, jusqu'à 20 ans de prison pour ceux qui auraient la mauvaise idée «d'enlever l'urne contenant les suffrages émis et non encore dépouillés». De 5 à 10 ans de prison pour des agents coupables d'avoir soustrait ou ajouté des bulletins. Même le refus de mettre à disposition des représentants des candidats, la copie de la liste électorale communale ou celle du PV de dépouillement peut entraîner jusqu'à 3 années de prison. D'autre part, si un candidat se hasarde à vouloir «acheter» la voix des électeurs, celui-ci risque une peine pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison et une amende de 100 millions de centimes. Enfin, pour ceux qui seraient tentés de s'inscrire sur plus d'une liste électorale le «tarif» est de 3 ans de prison. Dès l'ouverture des bureaux de vote demain, plus rien ne sera comme avant. Discipline et conformité à la loi sont plus que conseillées. Et que les meilleurs gagnent!

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