Accueil |L'Editorial |

L'électricité à la maison "à l'oeil"

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Simple et gratuit. Les Algériens peuvent, dès maintenant, s'éclairer et utiliser leurs appareils électroménagers autrement que par le circuit de distribution traditionnel de la Sonelgaz. C'est en substance ce qu'a affirmé, hier à l'APS, le directeur du Centre de développement des énergies renouvelables (Cder), Noureddine Yassaa. C'est très sérieux. «L'installation d'un système d'alimentation d'électricité par la lumière solaire passe par des étapes simples techniquement, et abordables financièrement, même pour les familles à revenus moyens» a-t-il dit pour mieux convaincre. Il explique qu'il y a le choix entre deux moyens. Celui du «système de stockage» (autonome et sans formalités) et celui du «système de stockage» (hybride) qui consiste à raccorder les panneaux solaires au système d'alimentation électrique de la Sonelgaz. Un peu comme le GPL et l'essence pour la voiture. Dans ce deuxième cas un second compteur est nécessaire après obtention d'une autorisation officielle (les textes sont en préparation). Il affirme que les techniciens d'installations sont disponibles et ont été formés par son centre et ceux de la formation professionnelle. Les panneaux solaires ainsi que les batteries aussi. Yassaa est formel: «Il faut savoir que le nombre d'entreprises algériennes qui fabriquent des panneaux solaires est d'autant plus intéressant qu'elles ont introduit les dernières technologies pour les différents usages (industrie, pompage agricole, éclairage public...)» Il va même jusqu'à indiquer le prix de 9 500 DA pour un panneau photovoltaïque de 100 watts produit par l'Enie (Entreprise nationale des industries électroniques). La durée de vie de ces panneaux se situe entre 15 et 20 ans. «La toute première étape dans ce système est de faire appel à un technicien spécialisé qui doit faire une étude globale sur les besoins de l'habitation en matière de consommation électrique» a-t-il recommandé. C'est une véritable révolution qui est annoncée une fois que les opérations pilotes ont été concluantes. Comme les points d'éclairage public. Ou encore le marché de gros des fruits et légumes d'Attatba (W. de Tipasa) qui fonctionne entièrement à l'énergie solaire. Dorénavant, les foyers algériens, notamment ceux du Sud, pourront faire tourner leurs climatiseurs toute l'année sans rien payer. Les agriculteurs en zones enclavées n'attendront plus les poteaux de la Sonelgaz. Les industriels profiteront de gains sur la compétitivité. Fini aussi les coupures d'électricité intempestives et autres délestages. Dans tous les cas, le solaire est l'énergie du futur. Autant y aller tout de suite pour gagner du temps. Reste maintenant à finaliser le cadre réglementaire, surtout pour les installations hybrides. Prévoir certaines facilitations comme l'accès au crédit. Ceci dit, les retombées d'une telle nouveauté sont nombreuses. Une nouvelle «niche» d'emplois et de création des PME. Et puis surtout une formidable avancée environnementale pour notre pays. Au-delà des prévisions établies par les experts internationaux!

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha