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Marchés dédiés au Ramadhan

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Stratégie. Alors que les spéculateurs se frottent les mains, comme chaque année à l'approche du mois sacré de Ramadhan, le gouvernement se prépare pour leur barrer la route. C'est le DG de la régulation au ministère du Commerce, Abdelaziz Aït Abderrahmane, qui en a fait l'annonce à l'APS. Au-delà du renforcement habituel, durant ce mois, des contrôleurs de la qualité et des prix, «plus d'une centaine de marchés spécifiques seront installés à travers 45 wilayas du pays» a-t-il précisé. Les citoyens trouveront dans ces marchés les produits alimentaires, notamment ceux de large consommation et dont les prix sont réglementés. Ces marchés (expérimentés en 2015 et 2016) qui seront organisés en collaboration avec l'Ugta, ont déjà fait l'objet de plusieurs réunions des structures de l'Etat comme par exemple l'Oaic pour la semoule ou Giplait pour le lait. «Des stocks considérables pour tous les produits alimentaires dont la couverture peut aller au-delà du mois d'octobre, et ce, particulièrement pour la poudre de lait, le blé, les huiles alimentaires, le sucre et même pour les viandes (production nationale et importation)» ont été constitués par ces organismes publics, a affirmé Aït Abderrahmane. Pas seulement puisque même les fruits et légumes auront leur place dans ces espaces. Pour ceux qui s'en rappellent, ces marchés auront, par certains aspects, l'allure des Souks El Fellah, ces fameux marchés étatiques des années 1980. L'allure seulement car cette fois il s'agit seulement d'espaces qui seront mis à la disposition des producteurs, les grossistes, les mandataires de fruits et légumes, etc. Un peu aussi comme une petite foire comme l'a si bien illustré le DG du commerce en déclarant que «ce sera l'occasion pour certains opérateurs de faire écouler leurs marchandises à des prix promotionnels, et également une opportunité, pour d'autres, notamment pour les nouveaux, de lancer leurs produits». Bémol cependant, l'Etat surveillera les prix réglementés, c'est-à-dire ceux des produits subventionnés. Pour les produits à prix libres, c'est au consommateur qu'il revient de ne pas concourir à les faire flamber. Comment? En s'approvisionnant comme le reste de l'année. Avec raison. En se maîtrisant pour ne pas avoir les «yeux plus gros que le ventre» en ce mois d'abstinence. Sa participation est déterminante non seulement pour protéger son porte-monnaie convoité par la spéculation mais aussi pour éviter le gaspillage et ses répercussions sur les stocks. Ces marchés sont également prévus pour servir d'espaces commerciaux pour l'habillement et les chaussures à l'approche de l'Aïd. Si aux efforts de l'Etat pouvaient se joindre ceux des consommateurs, aucun spéculateur ne pourra s'en mettre plein les poches. Ce n'est, malheureusement et très souvent, qu'après le repas que ces mots prennent tout leur sens!

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