Prévisions pour le 27 Septembre 2018

 Adrar Min 25 °C Max 31 °C
23
 Laghouat Min 17 °C Max 24 °C
30
 Batna Min 10 °C Max 21 °C
30
 Biskra Min 17 °C Max 30 °C
34
 Tamanrasset Min 20 °C Max 30 °C
30
 Tlemcen Min 12 °C Max 24 °C
47
 Alger Min 19 °C Max 25 °C
32
 Saïda Min 15 °C Max 25 °C
30
 Annaba Min 18 °C Max 23 °C
30
 Mascara Min 15 °C Max 27 °C
30
 Ouargla Min 20 °C Max 27 °C
30
 Oran Min 21 °C Max 26 °C
34
 Illizi Min 21 °C Max 31 °C
30
 Tindouf Min 23 °C Max 32 °C
34
 Khenchela Min 8 °C Max 20 °C
30
 Mila Min 12 °C Max 24 °C
34
 Ghardaïa Min 18 °C Max 23 °C
34
Accueil |L'Editorial |

L'homme des défis

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

«Celui qu'il faut, à la place qu'il faut» Abdelmadjid Tebboune, que le président de la République vient de nommer Premier ministre, réunit toutes les conditions pour conduire le gouvernement dans cette phase délicate que traverse le pays. L'homme a un riche et long parcours dans les structures de l'Etat. Enarque à l'âge de 24 ans, ce fils d'un ancien membre actif de l'Association des uléma musulmans algériens, a commencé sa vie professionnelle dans les collectivités locales. Marche après marche, il a gravi tous les échelons «à la force des bras» pourrait-on dire. De simple administrateur au début et après plusieurs affectations, notamment dans les régions les plus reculées du pays et particulièrement celles de l'extrême Sud, Tebboune a occupé successivement les postes de chargé de mission, de SG de quatre wilayas puis wali de trois autres avant d'être nommé ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur chargé des Collectivités locales.
C'était en 1991. Ce qui n'était pas une partie de plaisir à l'époque. En 1992, il commence une traversée du désert qui durera jusqu'à l'arrivée du président Abdelaziz Bouteflika en 1999 qui le rappelle en le nommant ministre de la Communication et de la Culture. Il y restera très peu de temps car l'année d'après, en 2000, il retourne au secteur de ses débuts, mais cette fois en qualité de ministre des Collectivités locales. Pour une année car en 2001, le président Abdelaziz Bouteflika le nomme ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme. Poste qu'il quitte une année après. Dix années après, il reprend son poste de ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme auquel on lui ajoute la Ville, l'année suivante, et l'intérim du ministère du Commerce par la suite et jusqu'à sa nomination, hier, au poste de Premier ministre. On vous le disait, son parcours a été long. Riche aussi car les épreuves n'ont pas manqué. Les réussites non plus. Parmi les défis, et ils sont nombreux, qu'il a relevés et gagnés, Tebboune aura marqué ses deux passages à l'Habitat. En 2001 en lançant la formule de la location-vente initiée par le président de la République et en 2012 où il reprit le ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme avec comme défi de rattraper tous les retards et de réussir le programme présidentiel en atteignant le chiffre record des 3 millions de logements inscrits, avec en «prime» l'éradication des bidonvilles avant de mettre le cap sur la résorption de la crise du logement fixée à 2018. Il tente même d'y arriver avant cette date. Sa grande capacité de travailleur infatigable a sûrement été pour quelque chose lorsque, après le décès de l'ancien ministre du Commerce, Bekhti Belaïd, c'est lui qui a été chargé de l'intérim de ce ministère en plus de l'Habitat. En plus aussi de la réalisation de la Mosquée El Djazaïr qui lui a été confiée alors que les travaux accusaient du retard. Non seulement, il a réussi à accélérer le rythme des travaux, mais il maintient la pression pour que la salle des prières soit prête à la fin de cette année et l'ensemble l'année prochaine. Tebboune n'a pas que ces qualités de meneur d'hommes. C'est un patriote exigeant. C'est lui qui, face à la chute du prix du baril, et devant l'existence d'une production nationale de plusieurs produits du bâtiment comme les carreaux de céramique, exigea des promoteurs à cesser les importations de ces produits et à utiliser ceux produits localement. Le «made in bladi» lui revient en premier. Il rebelote avec la préférence nationale au ministère du Commerce en s'opposant à l'importation des pâtes et surtout du couscous de l'étranger. Lui-même est un pur produit algérien pourrait-on dire. Tout le monde l'a entendu prononcer cette expression «kelmet Erdjel» (parole d'homme). Le respect de la parole donnée fait partie, en effet, de nos valeurs. C'est typiquement algérien. L'homme est entier. Il est même tranchant. Pas de langue de bois qui tienne. Ses prises de parole ont un accent de sincérité qui ne trompe pas. Un accent grâce auquel il parvient à rassurer le plus sceptique des demandeurs de logement. Et lorsqu'un grain de sable risque de compromettre sa parole donnée, il ne «met pas de gants» pour sortir de ses gonds. Comme cela a été le cas, tout récemment, au sujet du retard de paiement des créances des entrepreneurs chargés des projets de logements. Certains avaient même prédit qu'il jouait gros. Pour d'autres carrément sa mise à l'écart de son poste de ministre. Tout ceci renseigne sur le choix du président de la République qui lui a confié la haute charge de diriger le gouvernement. Il fallait un homme de sa trempe, capable d'affronter les pires épreuves. Il n'en manquera pas car les dossiers qui l'attendent au Premier ministère sont tous aussi lourds les uns que les autres. La relance de l'économie. Sa diversification. La gestion rigoureuse et rationnelle des finances du pays malmenées par une baisse drastique des revenus pétroliers. Le maintien de la politique sociale envers et contre tous les aléas de la conjoncture internationale. Etc, etc. Si c'est un honneur pour lui d'avoir été choisi par le président de la République, il n'en demeure pas moins que c'est un autre défi, et de taille, que devra relever le nouveau Premier ministre. Celui d'être le copilote d'un avion en pleine zone de fortes turbulences!

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha