Prévisions pour le 22 Septembre 2018

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Ramadhan sans spéculation, pourquoi?

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Une première. Contrairement à tous les Ramadhans passés, il n'y a pas eu, cette année, de valse endiablée des prix. Le fait mérite d'être examiné de plus près. Pourquoi pas, tenter également, de l'expliquer? Certes, nous n'en sommes qu'aux premiers jours du mois de Ramadhan mais si «l'orage» n'a pas démarré avant, c'est plutôt bon signe. D'ordinaire, la spéculation s'empare du marché dès les premiers signes avant-coureurs. Comme avant la publication de la loi de finances. Ou systématiquement à la veille de chaque Ramadhan. Que s'est-il passé, cette fois? Qu'est-il arrivé aux spéculateurs pour n'avoir pas fait flamber le marché des fruits et légumes ainsi que celui des viandes? Tout le monde s'accorde à dire que les prix, cette année, ne «valsent» pas autant que par le passé. Comme il n'y a pas de miracle, il y a forcément une ou plusieurs causes. Parmi les plus probables, il y a cette centaine de marchés «spécifiques» qui ont été prévus dans l'ensemble du pays. En général, la formule «spécifique» qui les caractérise est celle du producteur au consommateur. En excluant les intermédiaires. L'expérience en a été faite par l'Ugta et a donné d'excellents résultats. C'est ce qui va être généralisé. Il n'y a pas que çà. D'habitude, des ruptures de stocks sont organisées avec ce que cela suppose comme moyens (matelas financier conséquent, centres de stockage, coordination des divers points ciblés, etc). Cette année, l'agenda politique a quelque peu troublé les préparatifs habituels de la spéculation. D'abord, les listes de candidats ont accaparé l'attention. Sans la «chkara» cet argent informel, pour des candidats de l'informel. En parallèle, on relève une diminution drastique des importations. De 60 milliards de dollars annuellement, Tebboune compte les diminuer de 10 à 15 milliards de dollars. Ce qui veut dire que la liste des importateurs doit diminuer. Et avec elle celle des «opérateurs» de l'économie informelle. D'ailleurs, ce qui semble avoir été déterminant dans cet «apaisement» du marché national, c'est d'une part, bien sûr, la baisse des recettes pétrolières, et donc des importations, et d'autre part, l'intérêt insistant, exprimé par Sellal pour les exportations hors hydrocarbures. Un intérêt marqué par un certain empressement qui n'a pas échappé aux esprits malintentionnés. D'accord pour les exportations, mais sans affecter les besoins nationaux et après avoir réuni les conditions normatives et de qualité ainsi que la prospection des réseaux commerciaux à l'international. Au lieu de cela et à la dernière réunion des exportateurs de dattes algériennes avec Tebboune en sa qualité de ministre par intérim du Commerce, les doléances des opérateurs se sont portées essentiellement sur la partie des devises qui revient à l'exportateur. Il y a comme une «réorientation» qui s'opère dans le commerce extérieur. Les devises n'étant plus au guichet des importations on va les chercher à celui des exportations. D'où le déplacement du centre des «affaires». C'est ce qui desserre l'étau sur nos marchés. Avant, pendant et après le Ramadhan. Pas très difficile à comprendre!

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