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Le système financier à la traîne

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Mieux vaut tard que jamais. C'est par là que tout aurait dû commencer. Quelle économie hors hydrocarbures sans une réforme du système financier? Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a fait un constat sans complaisance de ce secteur. «Le système financier, notamment les banques et les sociétés financières publiques, ont besoin, de façon indispensable et urgente, d'une réforme de leurs modes de gestion...Les banques publiques, à l'état actuel, fonctionnent comme des guichets de gestion des comptes» a-t-il déclaré lors de la conférence de presse qu'il a tenue après l'adoption de son Plan d'action par le Conseil de la nation. Tebboune a indiqué qu'il veut «les faire sortir de ce mode classique pour qu'elles deviennent une vraie locomotive pour la relance de la croissance et l'accompagnement du climat général des affaires et de l'investissement». Pour mesurer l'ampleur de la tâche il faut savoir que le sujet a été maintes fois abordé durant les dernières décennies sans résultat à la clé. Il fait savoir aussi qu'il s'agit d'une transformation majeure du fonctionnement de ces organismes. Le hic est qu'il s'agit d'opérer cette mutation avec la même ressource humaine. Ce qui relève du jeu de hasard. Sauf si l'opération est précédée d'une solide formation administrée à dose de «cheval» adossée au retour du contrat (qui a existé avant de disparaître) exigeant une obligation de résultats pour les gestionnaires de ces organismes financiers. A ce chantier structurel s'ajoutent les différents mécanismes à mettre en place pour lutter contre toutes les formes de délinquances financières qui s'avèrent avoir la «peau dure». Il s'agit de la lutte contre la corruption (marchés publics), celle du transfert illicite de capitaux (surfacturation à l'import et sous-facturation à l'export), mais faire en sorte également «d'attirer la masse monétaire colossale circulant dans le marché parallèle vers le circuit formel». Pour ce dernier point, Tebboune a annoncé que plusieurs options sont sur la table. Sans préciser lesquelles. Mais si l'on considère que cette économie informelle est devenue un «sport national» difficile à extraire du corps social, la seule option efficace qui reste est le changement de coupures des billets de banques. Ceci si la formule de la taxe forfaitaire de 7% ne donne pas les résultats attendus. Ceci dit, et sans l'assainissement du système financier, il est plus que hasardeux d'avancer un nouveau mode de croissance économique basé sur un tissu de production très dense et très diversifié. C'est-à-dire libérer les énergies au niveau local, dresser la cartographie industrielle nationale, parvenir à des statistiques aux normes scientifiques internationales et former nos banquiers aux nouveaux «profils» requis. Ce qui exige la plus grande fermeté pour une entreprise aussi ambitieuse, mais pas seulement car le temps presse. Il faudra mener le tout au «pas de charge». C'est bien ce que compte faire le Premier ministre. Tout le monde aura remarqué qu'il a fixé la fin 2017 pour toutes les échéances!

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