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FAO, betteraves et devises

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Sangsues. La FAO (organisation onusienne pour l'alimentation et l'agriculture) a publié, jeudi dernier, son rapport sur les prix mondiaux des produits alimentaires de base. Ils ont augmenté de 10% en juillet dernier. Dans ces produits alimentaires de base se trouvent les céréales, les produits laitiers, le sucre et les huiles végétales. Que des produits subventionnés chez nous. Ces augmentations des prix relevées par la FAO concernent également directement nos dépenses d'importations. C'est donc loin d'être pour nous une bonne nouvelle. Des recettes pétrolières qui baissent et des dépenses alimentaires qui grimpent n'augurent rien de bon. Pour les céréales, nos chercheurs en agronomie (Inra) devraient redoubler d'efforts pour trouver le moyen d'augmenter les rendements à l'hectare. Plus vite les rendements augmenteront, plus vite seront atténués les prélèvements sur nos réserves de changes. Surtout pour le blé tendre avec lequel est fabriqué le pain que nous consommons comme nulle part ailleurs au monde. Pour les produits laitiers aussi il faudra chercher également à optimiser le rendement de nos vaches laitières et revoir les mécanismes de collectes de lait et localiser de plus près leurs destinations ainsi que leurs utilisations. Pour enfin parvenir à réduire nos importations de lait en poudre. On ne sait plus qui des deux (le lait frais ou le lait en poudre?) fait réellement office de«soudure» pour nos besoins nationaux. Bref, dans les deux cas, les céréales et le lait, il suffit de travailler sur les cultures locales en vue d'augmenter les récoltes. Mais cela devient plus grave et complètement inadmissible lorsqu'on apprend que des cultures sont supprimées dans notre pays pour ensuite recourir à l'importation. C'est le cas de la betterave sucrière éradiquée de notre agriculture dans les années 1980. 10.000 ha lui étaient consacrés. L'usine de sucre de Sfisef (W. Sidi Bel Abbès) était installée au milieu d'un champ de betteraves. Sait-on également que la canne à sucre peut être cultivée dans notre pays? Pourquoi et comment? Il suffit de jeter un oeil sur la culture de la betterave et de la canne à sucre au Maroc. Même climat. Mêmes précipitations annuelles. La même colère nous envahit lorsqu'il s'agit du soja et du tournesol que nous importons pour fabriquer l'huile que nous consommons. Alors que ces deux produits peuvent être produits sur notre territoire. Les prédateurs font courir la fausse information d'une trop grande exigence d'eau de ces cultures. Preuve que la préméditation existe. Aucun Algérien, normalement constitué, ne peut accepter que l'on mette ainsi sa sécurité alimentaire en jeu. Pour permettre à certains de s'enrichir en devises. Quitte à nous affamer!

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