Accueil |L'Editorial |

Au nom du pacte

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

C'est aujourd'hui que doit se tenir au Palais du gouvernement, à Alger, une réunion entre le gouvernement, l'Union générale des travailleurs algériens (Ugta) et neuf organisations patronales en vue de la préparation de la prochaine tripartite qui aura lieu à Ghardaïa, en principe fin septembre. Cette réunion, première du genre après la nomination du nouveau gouvernement, conduit par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, se veut une «prise de contact et d'échanges préliminaires» entre les trois partenaires dans le but d'une meilleure concertation. Après quelques mois d'incertitudes et de dérapages qui ont failli précipiter le pays dans les pénuries et l'instabilité, il est primordial de lever les équivoques et de dissiper les malentendus qui ont quelque peu altéré le climat de confiance dont a besoin impérativement l'économie du pays pour pouvoir prospérer. L'heure doit donc être à la réconciliation qui doit prévaloir sur toutes autres considérations, et c'est d'ailleurs le sens de l'appel du chef de l'Etat qui a préconisé de privilégier la solidarité, la mobilisation et l'unification des rangs «afin de mener à bien la bataille du développement et préserver l'indépendance financière de l'Algérie et sa souveraineté sur le plan économique».
«Le gouvernement et ses partenaires sociaux et économiques doivent donner l'exemple à notre peuple, par la solidarité, la mobilisation et l'unification des rangs afin que notre pays puisse investir de manière constructive dans les différentes capacités et potentialités de ses enfants», avait-il indiqué à cet égard. Compte tenu de la crise induite par la chute des cours du pétrole qui affecte l'économie nationale depuis trois ans maintenant, il est nécessaire, pour traverser, sans conséquences cette phase cruciale, caractérisée par des menaces sécuritaires et autres tant internes qu'au niveau de la plupart de nos frontières, de préserver la paix sociale tout en poursuivant, avec les moyens disponibles, les efforts de développement qui répondent aux attentes incontournables de la population.
La santé, l'emploi, l'éducation et, bien sûr, la protection des frontières sont autant de chantiers qui interpellent sans délai le gouvernement et exigent, en la circonstance, un langage de vérité. De cette concertation, consacrée à l'esquisse d'un ordre du jour de la prochaine tripartite, doivent émerger, logiquement, les grandes lignes qui figureront dans la loi de finances 2018, alors même que les capacités financières du pays s'amenuisent et que le Fonds de régulation des recettes, ce fonds souverain créé en 2000 pour anticiper le genre de crise dont le pays a cruellement pâti durant la décennie 80, a de moins en moins d'opportunités pour comptabiliser les avoirs provenant des excédents des exportations en hydrocarbures.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha