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RUSSIE 2018

Le quitte ou double à Lusaka!

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Le match de mardi prochain [Constantine], ne sera important que si l'Equipe nationale revient de Lusaka avec les trois points de l'enjeu. Tout autre résultat, enlèvera son intérêt au rendez-vous constantinois. Aussi, c'est simple pour le Onze national: gagner! Il n'existe pas d'alternative autre que la victoire pour nous remettre dans la trajectoire du Mondial russe. C'est une vérité dont il faut s'en convaincre pour ne pas s'égarer dans des supputations et calculs mal à propos. Le match de ce samedi est compliqué pour l'Equipe nationale qui ne doit pas se leurrer: il n'y a pas de rattrapage possible en cas de faux pas. Un nul ou, pire, une défaite, nous privera irrévocablement du voyage en Russie. C'est un fait, n'ayant engrangé qu'un seul point, après deux matchs, nous occupons la dernière place avec notre adversaire de samedi, la Zambie, derrière le Cameroun (deux points) et le Nigeria, leader avec six points. En fait, le match entre le Nigeria et le Cameroun, n'aura d'intérêt pour l'Algérie qu'au cas où elle revient avec la totalité des points mis en jeu. Dès lors, le match de Constantine, redeviendra - d'autant qu'à ce moment on connaîtra le résultat du match retour Cameroun-Nigeria - déterminant et nous replacera sans doute dans la course à la qualification. En fait, la reprise de notre destin en main dépend essentiellement du match de samedi. Pour cela, l'Equipe nationale doit se présenter avec un état mental, physique et psychologique au top. Nombre de paramètres vont entrer en compte: la condition physique des joueurs [certains sont déjà affûtés, d'autres viennent à peine de commencer à s'entraîner, il y a ceux qui, pour le moment, ne jouent pas, ou sont sans clubs mais appelés par le coach national, l'Espagnol Lucas Alcaraz], leur état mental: d'aucuns semblent plus préoccupés par leur transfert - le mercato estival se clôt ce soir à minuit, 23 h-GMT - ce qui pourrait avoir des répercussions négatives sur leur concentration pour le match de samedi. Ce qui fait que l'Equipe nationale pourrait ne pas se présenter à Lusaka avec tous ses atouts. En fait, la crainte est à ce niveau. Il appartient donc aux responsables techniques de mettre notre Onze national dans les meilleures conditions psychologiques. En effet, il faudra faire avec ces impondérables, à l'instar de ce tamponnage entre les dates FIFA et la période des transferts qui s'achève en Europe ce jeudi, alors que les matchs de qualification sont programmés entre le 31 août et le 5 septembre. La marge est étroite, certes, il faut cependant faire avec, car l'Equipe nationale n'a pas le choix ni le droit de se louper à Lusaka. L'Equipe nationale se trouve face à un tournant: c'est l'avenir même de cette génération pétrie de qualités, au potentiel énorme, qui se joue. Pour des joueurs comme Mahrez et Brahimi - de niveau mondial - Slimani, Soudani et autres Feghouli et Boudebouz, [trentenaires à l'horizon 2022 et le Mondial du Qatar] la Russie pourrait être l'ultime étape de leur carrière internationale. C'est dire l'importance d'une qualification au Mondial de 2018. Certes, l'on a fait tout faux lors des deux premiers matchs contre le Cameroun et le Nigeria mettant ainsi en équation nos chances de représenter l'Afrique en 2018. Toutefois, tout n'est pas perdu, il faut - c'est facile de l'écrire, certes - battre la Zambie ce samedi et au retour à Constantine le 5 septembre. A ce moment c'est une autre situation qui se présente. Mais attention, une double victoire algérienne pourrait devenir sans objet si dans le même temps le Nigeria gagne sa double confrontation avec le Cameroun, ce qui le qualifiera pour la Russie dès la quatrième journée des éliminatoires. Nous n'en sommes pas là, mais toutes les hypothèses doivent être prises en compte. Il est patent que le ratage de notre engagement dans les joutes du Mondial russe a faussé les calculs, dès lors que la qualification ne dépend plus de nous seuls, mais de paramètres sur lesquels nous n'avons pas de prise. Il faut toutefois jouer le jeu tant que l'espoir demeure. Il appartient donc à nos capés de faire le jeu et terminer le boulot à Lusaka, puis à Constantine. Une seule certitude: nous devons continuer à jouer comme si toutes les chances sont de notre côté, empocher les six points et voir venir. Mais restons positifs: c'est encore jouable pour l'Algérie qui a les capacités de rejoindre le train pour la Russie.

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