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L'Algérie et ses 40 millions de sentinelles

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Mobilisation. L'attentat de Tiaret rappelle, à qui l'aurait oublié, que le terrorisme guette la moindre occasion pour nous «faire la peau». Il ne nous pardonne pas de l'avoir vaincu une première fois après une décennie de lutte. L'Algérie était à l'époque sa première et unique cible. Le prix de notre victoire fut lourd, très lourd. 200 000 morts. Il fut lourd parce que nous avions dû lutter seuls contre le monstre. La communauté internationale regardait ailleurs. Jusqu'au moment où les tours jumelles de New York furent frappées par l'organisation criminelle en 2001. Ce n'est qu'à ce moment-là que le monde entier s'est rendu compte que le terrorisme qui avait frappé en Algérie était programmé pour s'étendre sur toute la planète. Pendant que nous pansions nos blessures après avoir enterré nos morts, le président Abdelaziz Bouteflika renforçait nos moyens de défense avec la Charte de la Réconciliation nationale. Grâce à quoi la paix a régné dans notre pays. Ce qui lui a permis de réaliser son ambitieux programme de développement économique et social pour consolider nos «remparts» contre les envahisseurs. Dès le début du troisième millénaire, l'Algérie était devenue un immense chantier sur l'ensemble du territoire national totalement sécurisé. Les Algériens découvraient le bien-être bien mérité après une décennie de terrorisme abject. Ceci avant même l'existence d'Al Qaïda et de Daesh. Ailleurs, les attentats terroristes se multipliaient dans plusieurs villes occidentales suivis par le chaos généralisé dans la région du Proche et Moyen-Orient. Près de deux décennies se sont écoulées au rythme du terrorisme international que les Algériens suivent, non plus comme des victimes, mais en spectateurs de l'horreur qui se répand dans toutes les contrées de la planète. Deux décennies de paix et de développement que l'attentat de Tiaret est venu comme pour nous rappeler à la vigilance. Comme pour nous rappeler que nos ennemis ont la dent dure. Certes, les découvertes de caches d'armes par l'ANP ne laissent aucun doute à ce sujet. Certes, les terroristes neutralisés et arrêtés par nos soldats confirment que nous sommes toujours une cible des organisations criminelles, peut importe le sigle, qui n'est qu'un leurre, qu'elles portent. Mais un passage à l'acte comme celui qui a eu lieu à Tiaret fait office d'une alerte d'un danger imminent. Plus que jamais, les Algériens, tous les Algériens, doivent participer à la défense du pays. Pour deux raisons au moins. La première est d'être digne de l'héritage laissé par la génération de Novembre, comme le prouvent les actes héroïques des policiers à Tiaret, à Constantine ou à Tiguentourine. La seconde est dictée par la sécurité de tous les Algériens. C'est-à-dire de chacun d'entre nous. Tout mouvement suspect qu'un citoyen constate doit l'obliger à en informer les services de sécurité (15-48 ou 10-55). Nous sommes 40 millions de sentinelles. Comme les «appels à témoins» dans les pays développés. Y compris les partis politiques et la société civile qui ne doivent pas se tromper de priorités. Les revendications politico sociales deviennent insensées dans «une maison menacée par le feu». C'est le cas aujourd'hui!

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