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Ils ont prédit l'enfer, mais...

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Peut-on imaginer un seul instant que tout un Etat avec ce que cela suppose comme hauts fonctionnaires, experts, universitaires et spécialistes, puisse agir avec une grande légèreté au point d'improviser des décisions sans queue ni tête, sur des sujets aussi sérieux que ceux ayant trait à l'économie du pays et plus encore, à la souveraineté de la nation? A lire les écrits de certains «économistes», on serait tenté de penser que cet Etat existe et il s'agit de l'Algérie.
Les Algériens découvrent chaque jour des contributions de ces «analystes» qui disent à peu près tous la même chose, à savoir que le pire chemin pour sortir de la crise financière a été pris par le gouvernement. De l'avis de ces «experts», le financement non conventionnel conduira le pays directement vers le chaos vénézuélien. C'est-à-dire, droit dans le mur, avec une situation d'hyper-inflation. Nos «analystes» savent certainement que les Algériens feront le lien avec les images de rayons de supermarchés totalement vides, de consommateurs faisant la queue sur des centaines de mètres pour une baguette de pain, des magasins de pays voisins «dévalisés» par des hordes de citoyens affamés... Bref des images qui tournent déjà en boucle sur les chaînes de télévisions occidentales. Les Algériens sont donc invités à comprendre que leur pays va à la ruine et c'est son gouvernement qui l'y mène de manière totalement inconsciente et irresponsable.
Franchement peut-on, un seul instant, croire à ce scénario fantaisiste, construit sur la base d'une appréciation, pour le moins, ridicule de la part de certains «économistes» en manque de sensations. Faut-il rappeler que ces mêmes «experts» ont déjà prédit l'enfer aux Algériens dès 2015, au lendemain du contre-choc pétrolier de juin 2014? A l'époque, ces «analystes» s'amusaient à tourner au ridicule les décisions du gouvernement, considérant que celui-ci avait tout faux, et cerise sur le gâteau, agitaient le scénario vénézuélien.
Le temps a montré à ces «économistes» qu'ils s'étaient lourdement trompés sur la résilience de l'économie nationale, mais ils s'étaient entêtés à faire les prévisions les plus catastrophistes pour 2016 et 2017. Rien de ce qu'ils disaient ne s'était réalisé. Bien au contraire, les saisons agricoles étaient formidables, la croissance restait soutenue et le pouvoir d'achat des Algériens n'avait pas fléchi. Les 4 millions de moutons sacrifiés pour l'Aïd El Adha témoignent de la «solvabilité» des consommateurs. On ne trouve pas ce genre de comportement dans une société en crise. Tous ces indices et bien d'autres démontrent que la démarche des gouvernements qui se sont succédé aux manettes du pays était la bonne. Qu'en la matière, il n'y avait pas de légèreté et encore moins d'improvisation.
Aujourd'hui que l'Etat entend passer à une autre étape qualitative dans la gestion de ces finances, ces «experts» sortent du bois et crient au loup, sans se soucier de leur crédibilité auprès de l'opinion nationale. Il font montre d'une affligeante légèreté et d'une intolérable improvisation.

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