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La solution de la dernière chance

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Jamais deux sans trois. Ouyahia n'a pas récité, mot à mot, aux députés le contenu de son plan d'action qui, d'ailleurs, avait été publié une semaine auparavant. Il s'est contenté d'en consulter les titres pour développer de mémoire les différentes actions prévues. Ce qui démontre toute sa maîtrise des sujets ayant trait aux affaires de l'Etat. Ce qui lui a permis aussi et surtout d'utiliser un langage simple pour expliquer des concepts très complexes. Percutant, Ouyahia l'a été incontestablement. Convaincant? Sûrement, car il n'a pas été avare d'arguments. De bout en bout, son intervention aura été à la portée de tous. Compréhensible. Claire. Jusqu'au sujet phare du financement non conventionnel qui n'avait pas été compris par tout le monde. Surtout que des «experts» mal intentionnés se sont évertués à le compliquer davantage. Après avoir écouté le Premier ministre on saisit mieux l'importance de cette solution. Oui, car le pays est face à un problème financier sérieux qui n'a que deux solutions possibles. Aller à l'endettement extérieur, comme on l'avait fait lors de la crise pétrolière de 1986 et avoir les créanciers à nos trousses juste après. Cette première solution, les Algériens se rappellent douloureusement de ses conséquences. Le FMI et son «réajustement structurel». La fermeture des entreprises économiques et la mise au chômage des travailleurs. Le cercle vicieux de l'intérêt de la dette qui éloigne la fin du cauchemar. Et puis surtout la perte de notre souveraineté. Ce sont les fonctionnaires du FMI et de la Banque mondiale qui décident. En fait, qui gèrent le pays. Cette voie, le président Abdelaziz Bouteflika l'a carrément écartée. C'est la décision du moudjahid jaloux de l'indépendance de l'Algérie. Reste la solution du financement non conventionnel. Ce n'est pas une solution achetée aux «soldes d'été». Pour y avoir droit, il faut être libre de ses décisions. Nous le sommes, depuis 2006, grâce justement au paiement anticipé de notre dette extérieure. Aussi libre que les Etats-Unis, l'Angleterre ou le Japon qui ont opté pour cette solution bien avant nous. Que celui qui a une troisième solution s'avance! L'autre constat sur ce plan est sa profondeur. Il va jusqu'à prévoir la maîtrise de la croissance démographique qui ne cesse de grimper. Ouyahia a capté l'attention de bout en bout. Jusqu'à la fin de son exposé. Que nous allons essayer de résumer. Nous sommes en face d'une des décisions capitales qu'a eu à prendre le président Bouteflika. La première fut la Réconciliation nationale. Cette décision a eu ses opposants pour des motifs respectables. Surtout ceux qui ont perdu des êtres chers. Pourtant, c'était la seule issue possible pour ramener la paix dans le pays. Tout le monde le reconnaît aujourd'hui. La seconde décision capitale du président fut le remboursement de la dette. Tous les «experts» s'étaient ligués pour la décrier. Aujourd'hui, l'ensemble des Algériens apprécie les bienfaits de la vie sans dettes. Nous voilà, avec le financement non conventionnel, face à la troisième grande décision du président Bouteflika. Les «experts» du NON sont de retour. Toute honte bue. Comme les Algériens ne sont pas des idiots, ils savent que leur président de la République a toujours eu la bonne décision. Celle-ci est faite pour durer cinq années seulement. C'est tellement court que personne n'oubliera que leur président aura, une fois encore, eu raison avant tout le monde. Un grand moment de notre Histoire se déroule sous nos yeux!

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