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Les partis vont passer à la "pesée"

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Examen de vérité. A voir le nombre des candidats aux prochaines élections locales du 23 novembre prochain (APC et APW) publié hier, rien n'a changé de ce côté-là. Autour de 180.000. Comme en 2012. Est-ce à dire que le nombre d'Algériens qui aspirent à servir leurs concitoyens n'a pas faibli? C'est un autre sujet. Le premier sens qu'on peut donner, pour l'heure, à ces élections sera le poids des formations politiques qui en résultera. Combien de partis en lice? Le SG du ministère de l'Intérieur, Salah-Eddine Dahmoune, ne l'a pas précisé dans sa conférence de presse. Il a seulement annoncé qu'il y a un peu plus de 9500 listes dont 151 des indépendants, 717 des alliances, au nombre de quatre et le reste présenté par des partis politiques. L'augmentation des «alliances» pour ce scrutin est révélatrice du «stress» des leaders des formations politiques à la veille de cette consultation. A cet examen de vérité. Alors et pour ne pas risquer d'obtenir un score peu «glorieux», la «parade» qui se répand est de se mettre à plusieurs pour affronter les électeurs. Et si cela ne suffisait pas, tout le monde connaît la vieille rengaine des mauvais perdants qui accusent la fraude. A ce sujet d'ailleurs, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a eu raison de rappeler, lundi dernier au Conseil de la Nation, que le «premier contrôleur de ces élections sont les candidats eux-mêmes». Ceci même si la Haute Instance indépendante de surveillance des élections (Hiise) remplit pleinement son rôle. Quant à l'administration, ce «souffre-douleur» des partis mis en échec, celle-ci sera, cette année, absente des bureaux de vote le jour du scrutin. Djeha n'a plus son «mesmar». Ceci dit et sur un autre registre, la femme algérienne peine à «consommer» son quota légal de 30%. Elles représentent 28% a annoncé Dahmoune. Ce qui est une moyenne nationale. Il n'est pas exclu que dans certaines communes elles peuvent être en deçà. Leur combat est sociétal et donc difficile. D'ailleurs, on s'en rendra compte lors de l'affichage public des listes. Combien d'entre elles seront représentées en «silhouettes» fond noir (comme le niqab) ou d'autres représentées par un bouquet de fleurs? Un bouquet de fleurs, c'est beau! Mais il ne sert qu'à la décoration. C'est également un autre sujet. Restent l'âge et le niveau d'instruction des candidats. Près de la moitié ont moins de 40 ans. La jeunesse monte au créneau, c'est une très bonne chose. Sauf que plus de la moitié des candidats a un niveau scolaire du secondaire et seulement 34,5% ont un niveau universitaire. Là, la nouvelle est moins bonne car il ne faut pas oublier que les élus locaux font plus de la gestion des biens communs qu'autre chose. On se consolera en pensant qu'un bon universitaire ne fait pas forcément un bon manager. Quoiqu'il en soit, on saura, au lendemain du 23 novembre prochain, avec plus de précision qui pèse quoi sur la scène politique. Une bonne révision du «tableau de bord» à l'usage de tous les Algériens!

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