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USA-Corée du Nord, l'escalade reprend

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Nouvelle «poussée». Une guerre nucléaire entre les Etats-Unis et la Corée du Nord peut-elle être évitée? Les propos bellicistes ont repris entre les dirigeants de ces deux pays. Le président nord-coréen, kim Jong-Un a répondu, hier, au président des Etats-Unis, Donald Trump, qui avait, la veille, déclaré «qu'une seule chose marchera» dans le différend qui l'oppose à PyongYang. Une phrase qui n'est pas si énigmatique qu'elle ne paraît puisque le président américain avait auparavant déclaré être prêt à «détruire l'ensemble de la Corée du Nord» si elle s'entête à poursuive son programme nucléaire. Loin de se laisser intimider, le dirigeant nord-coréen a répliqué qu'il était prêt, de son côté à «réduire l'Amérique en cendres». Ce ton guerrier adopté de part et d'autre peut, tôt ou tard, dégénérer et conduire à une déflagration nucléaire telle que le monde n'a jamais encore connue. Excepté l'attaque américaine contre Hiroshima et Nagasaki en 1945, jamais une guerre entre des pays possédant l'arme nucléaire n'a eu lieu. C'est pourtant ce qui risque de se produire, une fois que les multiples escalades verbales auront perdu tout effet. On n'en est pas loin car les deux parties ne cèdent pas aux menaces. Le monde retient son souffle tout en refusant de croire qu'une pareille guerre puisse éclater. En s'efforçant de croire que ni Trump ni Jong-Un ne prendront l'initiative d'une telle confrontation inédite dans l'histoire de l'humanité. Il n'en demeure pas moins qu'aucun moyen pour sortir de cette crise n'est visible. La Corée du Nord possède déjà l'arme nucléaire et a même développé des missiles capables d'atteindre le territoire américain. Les Etats-Unis refusent cette situation du fait accompli. Un refus qui n'offre qu'une seule solution: détruire l'arsenal nord-coréen. PyongYang est persuadée que sa survie dépend précisément de ses capacités nucléaires. Elle cite souvent le cas de l'Irak qui a été envahi et son dirigeant Saddam Hussein exécuté. Elle cite également le cas de la Libye plongée dans le chaos après que son dirigeant, Mouamar El Gueddafi, eut été assassiné. Kim Jong-Un est persuadé que la dissuasion nucléaire aurait protégé ces deux pays et leurs dirigeants. D'où sa détermination à ne pas renoncer à sa force nucléaire. Donc et face aux menaces américaines, le leader nord-coréen, s'accroche à l'idée que sa capacité de riposte est préférable à celle d'un pays désarmé. Ce qui ne laisse aucune place au dialogue qui tendrait à le désarmer. De cela, Trump en est convaincu puisqu'il a révélé, la semaine passée avoir «dit à Rex Tillerson, notre merveilleux secrétaire d'Etat, qu'il perd son temps à négocier». Alors, comment sortir de ce bourbier? Accepter la Corée du Nord comme puissance nucléaire avec le même «statut» qu'Israël? Prendre le risque d'appuyer sur le bouton de l'apocalypse? «La seule chose (qui) marchera» ne laisse présager rien de bon!

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