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L'Algérie a fait les bons choix

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C'est à n'y rien comprendre. Au moment où certains «experts» algériens évoquent une hyper inflation et une descente aux enfers de l'économie nationale dès l'année prochaine, le Fonds monétaire international annonce un retour à l'équilibre budgétaire pour 2020. Le rapport du FMI va jusqu'à prédire un déficit de l'ordre de 3,5% du PIB pour l'année en cours. C'est-à-dire très proche des normes internationalement admises. La conjoncture financière devrait s'améliorer dans les trois prochaines années, jusqu'à permettre à l'Algérie d'afficher un très léger excédent de 0,1% en 2020. Plus que cela, l'institution de Bretton Woods corrige à la hausse ses prévisions de croissance pour les deux années à venir. A bien lire les documents rendus publics par le gendarme financier du monde, la résilience dont a fait montre l'Algérie face à la crise, lui aura permis de passer le cap du contre-choc pétrolier sans aucun dommage apparent. Cela sans tenir compte d'aucun «conseil» prodigué par le FMI. En effet, ni le «ciblage» des subventions ni l'emprunt extérieur qui ont été présentés comme des solutions incontournables aux difficultés financières que connaît le pays, n'ont été adoptés par les gouvernements qui s'étaient succédé à la tête du pays, depuis l'éclatement de la «bulle» pétrolière. C'est tout le contraire qui a été mis en oeuvre. Toutes les subventions ont été laissées en l'état et le recours à l'endettement a été proscrit par le président de la République. Résultat: le Fonds monétaire international qui établit ses rapports sur la base de chiffres pris à la source, reconnaît explicitement le bien-fondé de la démarche entreprise par l'Algérie. Il est clair que cette stratégie n'est pas née en 2014. Elle tire ses racines de la moitié des années 2000 où trois décisions stratégiques avaient été prises à l'effet de faire face au contre-choc pétrolier qui devait se produire un jour ou l'autre. Le payement anticipé de la dette extérieure, la constitution du Fonds de régulation des recettes et des réserves de changes ont agi comme une véritable carapace contre les effets de la crise. C'est cela qu'il faut comprendre. Et c'est ce que certains «experts» refusent visiblement d'admettre. Ils ont prédit le pire au pays et rien de ce qu'ils avaient préconisé ne s'est produit. Le FMI, qui était dans le lot des «contradicteurs», revient, aujourd'hui, à de meilleurs sentiments et cautionne les choix économiques de l'Etat algérien, chiffres à l'appui.
Tous les politiciens, qui on cru voir un remak de la crise pétrolière des années 80, en auront pour leurs frais. L'Algérie ne s'est pas écroulée et les perspectives sont très loin d'être apocalyptiques comme le suggèrent certaines mauvaises langues. Mais les empêcheurs de tourner en rond n'ont certainement pas dit leur dernier mot. Gageons qu'ils feront l'impasse sur le dernier rapport du FMI pour remonter au créneau dans quelques semaines. Ils trouveront quoi se mettre sous la dent. Même démentis par le temps, ils le feront quand même. Ils ont pris cette sale habitude.

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