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Les candidats et le choix des électeurs

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«C lap». La campagne électorale des élections locales du 23 novembre prochain, démarre demain. Elle durera jusqu'au 19 novembre prochain. Les partis et les candidats s'efforceront de s'attirer les voix du plus grand nombre d'électeurs. Ils disposeront, pour cela, d'espaces d'affichage, de salles pour leurs meetings et de temps d'antenne pour leurs interventions audiovisuelles. Autant de moyens logistiques qui sont mis à leur disposition pour se présenter, expliquer et rendre visible leurs programmes. L'administration a fourni des efforts considérables pour leur offrir les meilleures conditions dans cette «course» aux voix. Il ne reste à ces partis et à leurs candidats que le contenu à mettre dans tous ces supports. C'est là que tout se jouera. La concurrence sera rude. «L'offre» est dix fois supérieure à la «demande». Près de 60 formations, en comptant les alliances et les indépendants, alignent près de 10000 listes pour 1541 APC et 48 APW. Tous les participants à ce scrutin sont conscients de la difficulté à séduire un électorat de plus en plus exigeant. Un électorat qui ne donnera ses voix qu'aux partis et aux candidats qui sauront, par leurs programmes et discours, répondre à ses attentes. Pour les formations politiques il s'agira de savoir «vendre» leurs programmes. Les candidats et les candidates devront, pour leur part, traduire ces programmes en plans d'actions spécifiques à chaque territoire. Nous sommes face à un véritable concours d'où seront fatalement éliminés les «discoureurs» au contenu creux et autres bonimenteurs. Il s'agit d'élections locales, ne l'oublions pas. Au plus près des préoccupations des citoyens dans leur quotidien. Là il faudra de l'imagination pour tirer le plus de profits du potentiel touristique. Là-bas, il faudra redoubler d'ingéniosité pour attirer le plus grand nombre d'investisseurs. Etc., etc. Il faudra du «melmouss» comme on dit. Du concret. Pour développer le territoire. Créer des emplois pour la ressource locale. Faire augmenter la fiscalité locale. Pas du verbe creux. Ni des promesses en l'air. Ce qui est le plus demandé aux candidats à ces élections locales est de démontrer leurs capacités de managers. Car c'est de cela qu'il s'agit. Il n'y a pas une seule commune, ni une seule wilaya qui ne recèlent pas de richesses inexploitées. Cela peut-être un fruit, une source, un relief, une tradition, même l'air pur, loin de la pollution, et le calme peuvent être des richesses à exploiter en attirant les citoyens des villes stressantes et polluées. Une commune, une wilaya se gèrent comme une entreprise. Avec, cependant, une dimension humaine différente de celle qui est purement économique. Ceux qui se contenteront d'ânonner des discours faits de généralités creuses, n'auront aucune chance devant les Algériens de 2017. Ils sont des millions d'universitaires. Des dizaines de millions du secondaire. Des Algériens de 2017 qui ont voyagé. Qui sont connectés. En un mot comme en mille, des Algériens à qui il n'est plus possible de raconter des histoires. Mais tout ceci, direz-vous, les partis et les candidats le savent. On verra çà, dès demain!

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