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Les partis "peuvent mieux faire"

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«Stabilité». Les premiers résultats des élections locales ont été donnés, hier, par le ministre de l'Intérieur, Nour-Edine Bedoui. Il y a plusieurs façons de lire les résultats d'un scrutin. Il s'agit notamment du taux de participation qui a enregistré une augmentation par rapport aux précédentes élections locales (2007 et 2012). Alors que ce taux «tournait» autour de 44% pour les APC et 43% pour les APW, il vient de gagner quelques points. Pour 2017, ce taux est passé à près de 45% pour les APW et à 47% pour les APC. Ceci alors même que le nombre des électeurs, lui aussi, a sensiblement augmenté. Il est passé d'un peu plus de 18 millions en 2007 à près de 23 millions cette année. Cependant, une autre lecture, encore plus optimiste, des chiffres, existe. Sachant que 44% de 18 millions d'électeurs représentent près de 8 millions de votants et que 47% de 23 millions d'électeurs, représentent près de 11 millions de votants. Ce qui revient à dire qu'en 2017, il y a eu un peu plus de 3 millions de votants supplémentaires par rapport à 2007. Pas de quoi pavoiser, cependant, pour une telle augmentation en dix ans. On peut prendre le problème par toutes ses coutures, le constat restera le même. Les partis politiques et leurs élus locaux ont beaucoup de travail à fournir pour regagner la confiance de leurs électeurs. Au lieu de se limiter aux nombres de communes gagnées à la proportionnelle, les formations politiques seraient plus responsables de considérer le taux de participation national comme un indice engageant l'ensemble de la classe politique. Là il n'y a aucune échappatoire. Aucune possibilité d'accuser le «pouvoir» en quoi que ce soit, pour ce score. Au contraire, le «pouvoir» a mis les moyens, tous les moyens, pour permettre aux formations politiques de partir à la conquête des communes et des Assemblées de wilayas. Tous les partis, sans exception ont pris part à la compétition. Personne n'a intérêt à tricher sur le nombre des participants. Pas même le «pouvoir», c'est-à-dire le gouvernement, c'est-à-dire l'administration. Dans ce registre, le «pouvoir» et les partis politiques partagent le même intérêt. Celui de la légitimité populaire. Donc et si l'administration a mis le paquet pour offrir les moyens nécessaires à la réussite du scrutin, il ne reste que le travail des partis politiques, qui reste à parfaire, pour expliquer le taux de participation des électeurs. Quant au classement des partis en fonction des APC et APW qu'ils ont gagnées, il y a lieu de rappeler que celui-ci est relatif. Dans un vote à la proportionnelle, ce n'est pas le mérite qui est déterminant, mais la performance des partis en présence. Celui qui obtient une voix l'emporte sur celui qui n'en obtient aucune. Ceci étant dit, on peut affirmer que les résultats sont en progression. Modeste certes. Il n'en demeure pas moins que la responsabilité des partis est entièrement engagée dans ce résultat. Ils ont devant eux un quinquennat pour rétablir la confiance avec le citoyen. Il faut oser espérer qu'ils s'y consacreront sérieusement!

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