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Algérie-France, le second souffle

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Bienvenue! Le président Macron nous rend visite aujourd'hui. C'est la deuxième fois en moins d'une année qu'il atterrit à Alger. La première fois c'était en février dernier. Il n'était alors qu'un candidat, parmi d'autres, à la présidence de la République française. Pourtant, il se distinguait déjà des autres candidats. Par sa jeunesse, par son indépendance vis-à-vis de tous les partis politiques en place, par sa vision inédite d'une France réformée, renouvelée et débarrassée du clivage droite-gauche. Par le mouvement qu'il a créé pour rassembler les Français autour d'un projet de société inédit où le pragmatisme l'emporte sur les dogmes. Son ascension déroute la classe politique française dans son ensemble. S'agissant de la relation France-Algérie, Emmanuel Macron la veut tournée vers l'avenir car dit-il «je suis d'une génération qui n'a jamais connu l'Afrique coloniale». Aujourd'hui, Emmanuel Macron revient en Algérie en chef d'Etat français «avec une vision renouvelée et partagée de la coopération». Pour lui «l'Algérie occupe une place importante, une place de passerelle en Méditerranée et en Afrique. C'est un grand pays voisin avec qui nous souhaitons consolider nos relations en raison de sa place singulière». Macron est persuadé que «le moment était venu d'engager, aujourd'hui, notre histoire dans un nouveau pacte collectif». Répondant au message que lui avait adressé le président Abdelaziz Bouteflika à l'occasion de la fête du 14 juillet dernier, le président Macron n'a pas manqué de relever «la vision et l'engagement décisif du président Bouteflika pour le développement du partenariat d'exception qui unit l'Algérie et la France». Avant d'ajouter que «jamais dans l'histoire les liens entre nos deux pays n'ont atteint un tel niveau d'excellence et de densité». Sur ces bases clairement exprimées, les discussions que les deux présidents aborderont aujourd'hui s'articuleront autour «des solutions partagées, sur des coopérations de terrain, autour de projets concrets». Tant sur le plan économique que sur le plan sécuritaire d'intérêts communs. Il s'agira de faire converger le redressement économique qui a cours en France avec la diversification de son économie que l'Algérie mène avec détermination. Les deux présidents discuteront donc des orientations qu'ils comptent donner à la réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN), prévue demain à Paris sous la coprésidence des deux Premiers ministres, algérien et français. Comme on peut le constater, cette visite du président français en Algérie répond essentiellement à un calendrier de projets tournés vers le futur. Dans l'intérêt bien compris des deux pays et des deux peuples. Avec la particularité d'une volonté partagée «d'aller plus loin» dans la coopération qui existe entre la France et l'Algérie. Un nouveau souffle qui pousse à l'optimisme!

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