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Trump, seul contre tous?

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Unanime, le monde a stigmatisé d'une seule voix, la décision du président des Etats-Unis, Donald Trump, sur El Qods, qu'il reconnaît comme «capitale» de l'entité sioniste. Une colère qui, toutefois, a de fortes chances de demeurer sans lendemain, si celle-ci se réduit à la seule critique verbale, qui ne fera ni chaud ni froid au locataire de la Maison-Blanche. Ce dernier en effet, estime «juste» tout ce qu'il entreprend, fut-il contre le monde entier. Ce qui semble le cas pour l'affaire d'El Qods. 191 membres de l'ONU - moins les Etats-Unis et Israël - ont dit haut et fort la «non-conformité» de la décision de Trump sur El Qods. Le coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a ainsi affirmé: «Toute décision unilatérale qui chercherait à changer le caractère et le statut d'El Qods pourrait sérieusement saper les efforts de paix et avoir des répercussions graves sur la région» précisant que «la position de l'ONU est claire: El Qods fait partie des questions du statut final pour lesquelles une solution globale, juste et durable doit être trouvée à travers des négociations». Sans doute! Mais le fait avéré est que les Nations unies, n'ont aucun moyen politique et juridique pour annuler une décision qui va à l'encontre de la légalité internationale et de la Charte de l'ONU. Certes, l'ONU affirme que la décision de Tump n'est pas légale - en fait elle n'est ni légitime, ni juridique - mais cela ne semble pas devoir changer grand-chose, dès lors que les Nations unies n'ont pas de prise sur les décisions de leurs Etats membres, encore moins sur les permanents qui détiennent le droit de veto. L'ONU est ainsi mise devant une quadrature du cercle, surtout face à son impuissance à prendre la mesure des dépassements de l'un de ses Etats membres. Pour ne prendre que les faits les plus récents, notons qu'en 2003, le Conseil de sécurité - moins les Etats-Unis et la Grande-Bretagne - avait dit «non» au projet états-unien d'invasion de l'Irak. Washington est passée outre, envahissant et détruisant ce pays. Dans l'impunité, dès lors que la Charte de l'ONU n'a pas prévu de mesures de rétorsion contre ses membres permanents, si ceux-ci outrepassent le droit international, censé s'appliquer à tous les Etats membres des Nations unies. Cela n'a jamais été le cas puisque l'ONU ne dispose pas des moyens juridiques de contrôle sur les grandes puissances. De fait, l'impuissance innée des Nations unies est qu'en 70 ans, elle n'a pas réussi à trouver une solution équitable au conflit israélo-palestinien, lui permettant d'obliger les belligérants à se conformer à ses résolutions. Or, Israël, outre d'avoir refusé d'appliquer les résolutions du Conseil de sécurité - même celles appuyées par leur protecteur états-unien - avait transgressé la résolution 181 II du 29 novembre 1947, à la base de son existence, en «proclamant» son Etat en mai 1948, sept mois avant l'entrée en vigueur de ladite résolution. Le plus déplorable est que l'ONU accepte, quelques mois plus tard, l'adhésion d'un pays qui piétina la résolution onusienne qui lui donna naissance, tout en faisant obstacle à tout règlement négocié et l'édification d'un Etat palestinien. La décision de Trump de passer outre à la légalité internationale, découle en fait de l'impuissance juridique de l'ONU à s'opposer à des jugements qui vont à l'encontre de la paix et de la sécurité dans le monde, paix et sécurité, que l'ONU est censée protéger. Dans le contexte des pouvoirs qui leur sont alloués, les Nations unies ne sont en fait qu'un pis-aller. Trump est venu avec une idée fixe: les Etats-Unis sont la première puissance mondiale, ils doivent montrer cette puissance en décidant pour tous. Ce qu'il a entrepris de faire depuis son accession à la Maison-Blanche. Seul contre tous! De toute évidence, Trump s'en tape que le monde soit d'accord ou non! Les (dirigeants) Arabes? Ne soyons pas cruels «laissons le couvercle sur le puits [khellou l'bir b'gh'tah]», si l'on excipe du fait qu'ils se sont mis d'eux-mêmes dans cette situation désagréable de soumission. Que deviendrons, en effet, certains régimes arabes sans le parapluie des Etats-Unis, de la France et autre Grande-Bretagne? Dès lors que peuvent-ils faire, si ce n'est «condamner» platement la décision de Trump - ce qu'ils viennent d'ailleurs de faire au Caire -, sans se donner les moyens, de contrer cet arrêt inique contre le peuple palestinien et la Palestine? Trump isolé, seul contre tous? Voire! Ni l'Egypte ni la Jordanie n'ont rappelé leurs ambassadeurs en Israël pour consultation, l'Arabie saoudite n'a toujours pas résilié le contrat de plus de 380 milliards de dollars signé en mai dernier avec le même Trump. Faut-il en rajouter? Alors wait and see.

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