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PROFESSIONNALISATION DU FOOT

Un échec non assumé!

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Lors du symposium sur le renouveau du football, M.Zetchi, président de la Fédération algérienne de football [FAF] a émis un étrange propos assurant que, si cela ne tenait qu'à lui, il aurait mis fin à l'expérience professionnelle du football algérien. Il est en effet étrange que le premier responsable du football national mésestime à ce point l'évolution ces dernières années du jeu à onze et les règles qui lui sont imposées. D'autant plus que la professionnalisation de la pratique du football émane de l'instance dirigeante internationale qu'est la FIFA (Fédération internationale de football amateur). L'avènement du professionnalisme est donc une décision qui dépasse le vouloir de la Fédération nationale de football. Il est patent que l'Algérie ne peut se soustraire à cette donne. Aussi, l'échec du professionnalisme dans notre pays est d'abord celui des dirigeants qui n'ont pas su, surtout pu, contrôler la mise en place de ce vecteur important du développement de la pratique du football moderne.
En nier la réalité, c'est enfouir sa tête dans le sable pour ne point avoir à trancher sur un milieu devenu un véritable marigot. Autre indice de l'amateurisme des personnes censées «manager» les clubs professionnels. Ils étaient combien de dirigeants des clubs professionnels à avoir assisté au symposium? Peu, très peu, de l'aveu de la FAF. Ainsi, ces dirigeants agissent en dehors de toutes les règles de la pratique. C'est le règne de l'anarchie, car les institutions du football sont incapables, ou mises dans l'incapacité, de prendre les décisions qu'imposent les dérives du football professionnel. En fait, dès le départ, le vers était dans le fruit. Le problème est que la FAF a fait l'économie d'une étude de faisabilité, ou n'a pas tenu compte de ses résultats, pour établir la qualité et le nombre des clubs autorisés à débuter cette aventure professionnelle. Il nous souvient qu'un responsable du football avait, à l'époque, assuré que les conditions pour ce faire n'étaient pas réunies, indiquant: si les critères de la compétition avaient été appliqués, seuls quatre ou cinq clubs en remplissaient les conditions. Il fallait faire avec, ne serait-ce que pour partir sur des bases saines. Cela n'a pas été le cas! Du jour au lendemain, des associations sportives ne disposant d'aucune infrastructure, ni des moyens matériels nécessaires et des capitaux indispensables ont été intégrés dans une compétition pseudo-professionnelle qui a vite tourné en eau de boudin. L'anarchie, sous le regard indifférent des dirigeants sportifs et des instances politiques qui ne surent pas y mettre le holà. Le football professionnel, c'est d'abord l'argent, la circulation de cet argent, son utilisation par les Sspa (Sociétés sportives par actions, qui chapeautent les clubs professionnels) dont les capitaux sont détenus par quelques individus. Et pour cause, le «professionnalisme» est devenu un filon juteux pour d'aucuns. Aujourd'hui, les clubs sont endettés et déficitaires, qui comptent sur les subventions des pouvoirs publics pour survivre, alors que leurs dirigeants, à quelques exceptions près, sont des milliardaires activant hors du territoire national. Aussi, plutôt que de parler de la nécessité d'assainir un milieu du football professionnel, véritable panier à crabes [des décisions ont été prises par le symposium, reste à savoir si et comment elles vont être appliquées] le président de la FAF, botte en touche, regrettant de ne pouvoir «mettre fin» à l'expérience. Or, on s'attendait à ce qu'il mette en garde les clubs sans capital, désargentés qui allouent à leurs pseudo-stars des salaires inconcevables qu'ils n'ont pas les moyens d'honorer. Dans une économie de marché, le problème n'est certes pas le salaire attribué à l'employé, mais dans les aptitudes financières de l'employeur. Dans un championnat aux normes, les clubs devaient obéir à des règles de fair-play financier, inconnues en Algérie. Le problème est là: en 2017, comme en 2010, il n'y a toujours que trois à cinq clubs qui ont ces moyens. Pour remettre le football professionnel dans sa vraie trajectoire et sa raison d'être: le développement et la formation, il faudrait, de toutes les façons, réduire le nombre des clubs professionnels ou semi-professionnels au niveau des moyens que ceux actuellement du football algérien. En fait, nous n'avons pas inventé le football professionnel, il suffisait de reproduire ce qui se fait ailleurs avec des règles sportives et financières drastiques. Au besoin, il n'est pas honteux de faire appel aux compétences étrangères (cf; la FIFA) pour aider la LFP (Ligue nationale du football professionnel) à remettre les choses à l'endroit. Or, la FAF nage en plein amateurisme accumulant les gaffes [affaires des bi-nationaux, siège de l'Algérie à la CAF] mettant en exergue l'incompétence de ses dirigeants. Cela n'est pas un gage pour un avenir meilleur pour le football national!

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