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La démocratie onusienne

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Les Etats-Unis ont opposé leur veto à la résolution sur El Qods. Une voix, une seule voix, a annulé celles des 14 membres - dont quatre permanents - du Conseil exécutif des Nations unies. C'est celle-là la «démocratie onusienne» où un pays peut à lui seul mettre en échec les décisions les plus pertinentes de ce que l'on considère comme le «gouvernement mondial». A partir de là, il est vain d'épiloguer sur la démocratie, les droits des hommes et tutti-quanti, alors qu'en fait seule la raison du plus fort a droit de cité. Ce que viennent de démontrer de façon magistrale les Etats-Unis. Ainsi, le droit international, le droit des peuples à l'autodétermination et autres droits de l'homme, prétendument défendus par le Conseil de sécurité des Nations unies, ne sont que de la fumisterie dès lors qu'ils restent des chiffons de papier face aux oukases et intérêts des puissants. Il en est de fait ainsi, dès lors que la Charte de l'ONU a offert le droit à un Etat (détenant le droit de veto) d'annuler ce que les représentants de près de 200 pays ont jugé conforme aux résolutions du Conseil de sécurité et approprié pour la paix et la sécurité dans le monde. Au-delà de la question de la Palestine [le même scénario prévaut pour le Sahara occidental ou un autre détenteur du droit de veto, la France, empêche l'autodétermination du peuple sahraoui] c'est le fonctionnement même de l'ONU, censée protéger les droits des peuples, qui est remise en cause. La force est devenue loi pour ceux qui la détiennent et le monde n'a qu'à s'incliner devant la puissance. C'est du moins ce que suggère le président états-unien, Donald Trump, dans son discours lundi sur le «rapport stratégique américain» reprenant à son compte la doctrine du «big stick policy» de Theodore Roosevelt (1901-1909) et le droit des Etats-Unis d'intervenir là ou bon leur semble. Trump a martelé: «Le monde entier a entendu le message et en a vu les premiers signes: l'Amérique est de retour, avec force.» Or, lorsque l'on s'appuie sur la seule force, il est évident que le droit international, les droits des uns et des autres et plus singulièrement ceux des peuples, n'ont plus de signification. C'est à partir de ce principe perverti des lois régissant la communauté des Nations, que le président des Etats-Unis [du seul fait de la puissance que lui confère la présidence de la première puissance mondiale] décide à l'encontre de près de 200 pays, de reconnaître El Qods - la Ville sainte occupée par l'armée israélienne - comme capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade des Etats-Unis. Le veto de lundi soir contre la résolution du Conseil de sécurité ne fait que confirmer le fait que la législation de l'ONU reste sans effet face à un pays soutenant l'injustice, l'apartheid, l'occupation de territoires, tous faits condamnés (théoriquement) par le Conseil de sécurité. Les Etats-Unis viennent de démontrer, s'il en était besoin, que le Conseil de sécurité ne sert à rien, dès lors que par leur décision les Etats-Unis ont conforté l'occupation israélienne, l'apartheid israélien, la répression israélienne contre un peuple spolié de ses droits depuis 70 ans par ce même Israël, protégé par Washington. Au Conseil de sécurité ce n'est pas le droit que l'ONU est censée faire respecter par tous qui s'est exprimé, mais la force brutale de la puissance «Je suis fort, je décide». Les Etats-Unis ont de fait imposé au monde un Etat - Israël - qui pratique dans les territoires palestiniens occupés tout ce que la conscience et l'éthique humaines réprouvent. Le problème est que c'est la «démocratie onusienne» qui a donné ce privilège à cinq Etats, dont les Etats-Unis, lesquels en ont abusé à outrance ces dernières années, brandissant à plus de 60 reprises leur veto pour protéger Israël des condamnations infligées par le Conseil de sécurité. Lundi soir, les Etats-Unis ont eu raison de 14 pays membres du Conseil de sécurité - y compris leurs proches alliés du Royaume-Uni et de la France - en annulant la résolution qui condamne la décision reconnaissant
El Qods «capitale d'Israël». Le texte bloqué par les Etats-Unis indique en particulier que «Toute décision ou action visant à altérer le caractère, le statut ou la composition démographique» de Jérusalem «n'a pas de force légale, est nulle et non avenue et doit être révoquée». Cela a fait mal à la première puissance mondiale. Egale à elle-même, la flamboyante ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Nikki Haley, a menacé furieuse «C'est une insulte et un camouflet [pour les Etats-Unis] que nous n'oublierons pas.» L'ONU qui ne reconnaît ni l'occupation ni l'annexion de la Ville sainte, avait approuvé plusieurs résolutions - notamment celle de 1980, votée y compris par les Etats-Unis - visant la colonisation, indiquant «toutes les mesures et actions législatives et administratives prises par Israël, puissance occupante, qui visent à modifier le caractère et le statut de la ville sainte de Jérusalem n'ont aucune validité juridique».
Face aux Etats-Unis l'ONU a montré son inaptitude à faire appliquer les lois qu'elle a elle-même édictées. Tout le drame de l'ONU est là.

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