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Le sens du martyre

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Comment est née l'Algérie? Qu'est-ce qui fait la spécificité de ce pays, plus fort que le régime du parti unique, plus puissant que le terrorisme, plus solide que la crise économique et plus fort encore que toutes les manipulations de l'étranger? Ce genre de questions, on ne se les pose pas entre Algériens. On les vit au quotidien. On ne voit pas «les miracles» de sortir indemne d'autant d'épreuves douloureuses qui auraient démembré des nations, émietté des sociétés et fait fracasser durablement des Etats, voire dépecer des pays en plusieurs territoires et autant de peuples qui se feraient des guerres larvées sur plusieurs générations.
Les historiens répondraient à la première question en mettant en exergue un contexte international, annonçant la fin d'une ère historique et le début d'une autre. Les guerres coloniales étaient même considérées comme un mal nécessaire, le «sas» indispensable pour donner un sens à l'Histoire. En somme, les historiens diraient que l'indépendance de l'Algérie était presque écrite dans les tablettes de l'humanité. A froid donc, on peut imaginer ce qu'on veut, mais certainement pas une épopée singulière qui ferait de l'Algérie un pays à part. Mais quoi qu'en disent les historiens, les faits restent têtus et des indices «précieux» peuvent éclairer ceux qui veulent comprendre «la mécanique» de cette nation née avec 95% d'illettrés, sans administration, sans économie et très peu de matière grise. Cet Etat, qui a grandi et s'est doté de ses propres institutions, est parvenu à se démocratiser sans se fragiliser. Il a affronté l'hydre terroriste et fait face au programme d'ajustement structurel du FMI, sans s'effondrer. Il a recouvré toutes ses dimensions identitaires, sans se diviser. Depuis leur indépendance et 55 ans après, les Algériens sont un peuple plus uni que jamais. Cette unité, ce très fort sentiment du «destin commun» que partage chaque citoyen avec l'ensemble de la collectivité nationale, n'est pas le fruit du hasard ni la conséquence inéluctable d'un quelconque processus régional ou international. Ce qui fait le «miracle algérien» a un nom. Cela s'appelle le martyre. Chaque étape de la vie du pays a été irriguée du sang de nos martyrs. De la guerre d'indépendance, jusqu'au printemps noir, en passant par la lutte antiterroriste qui se poursuit toujours, des millions d'Algériens n'ont pas hésité à donner leur vie pour que vive leur pays.
L'Etat a consacré le 18 Février de chaque année pour nous rappeler le sacrifice des hommes et des femmes pour l'Algérie. C'est aussi l'occasion pour se souvenir que la liberté, la stabilité et la prospérité d'un pays ont un prix. C'est également pour nous, de savoir que le martyre de tous ces Algériens n'est pas parti en vain. Si nous vivons dans une Algérie souveraine, c'est grâce aux martyrs de la guerre de Libération et ceux de la démocratie. Chaque génération a donné de ses enfants. C'est cela le «miracle algérien».

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