L'Algérie entre succès et menaces

Langage de vérité. L'Algérie vit des moments particuliers. Des moments de grandes réalisations qui se poursuivent dans tous les domaines depuis des années. Chaque jour des Algériens heureux aménagent dans de nouveaux logements. Des villages entiers qui découvrent que l'hiver peut être «doux» grâce au gaz naturel. Des trains «dernier cri» au profit des voyageurs algériens. De grandes marques automobiles qui commencent à sortir des usines du pays. Des Algériens qui sont épargnés de l'absence d'eau potable pendant que le monde fait face à une pénurie inédite. Des crédits et des facilitations qui font de notre pays un véritable eldorado pour tous ceux et celles qui veulent entreprendre. Tous nos enfants vont à l'école, au lycée et à l'université. La formation professionnelle qui s'étend sans cesse à de nouvelles filières. La liste est grande pour illustrer les moments particuliers de joie, de bonheur et d'espoir que la population algérienne sans exclusive. Et ceci malgré la crise économique et financière mondiale aux retombées inévitables sur notre pays. Malgré aussi «un environnement inquiétant et menaçant en raison des crises et des conflits qui secouent des pays voisins» comme l'a rappelé, hier, le président de la République dans son message à l'occasion de la journée du Chahid. Ce rappel vient confirmer ceux des leaders des deux principales formations politiques que sont le FLN et le RND, Djamel Ould Abbès et Ahmed Ouyahia. Tous deux ont évoqué, la veille, les «menaces sur la sécurité nationale» en citant le flux d'armes et de drogues «déversées à nos frontières» avant d'appeler au resserrement des rangs. Certes, «notre armée et nos services de sécurité sont en mesure de protéger le pays» ont-ils tenus à préciser avant d'ajouter que, malgré tout, «leur action a besoin d'un accompagnement politique et d'une sensibilisation de la société». C'est une précision qui interpelle chaque Algérien. A tous les niveaux. Y compris et surtout ceux qui sont à l'origine des grèves dans l'éducation et parmi les futurs médecins spécialistes. Des grèves qui semblent déconnectées de la réalité du danger qu'ils font courir au pays et partant à l'ensemble des Algériens. Des syndicats qui ont le droit d'appeler à la grève, mais qui, en même temps, ont le devoir de respecter le droit à l'éducation de nos enfants et le droit à la santé de tous leurs compatriotes sur tout le territoire de la République. Faut-il leur rappeler que la liberté de chacun s'arrête où commence celle des autres? Faut-il leur dire que personne n'est dupe et que leurs revendications sont au moins inopportunes quand elles ne sont pas carrément injustifiées? On n'exige pas des parures en or quand le feu menace de dévaster la maison. Il y a un temps pour tout. Aujourd'hui, il s'agit de préserver les moments particuliers de joie et de bonheur que nous avons évoqués au début. De ne pas troubler la fête qui bat son plein dans une Algérie qui enregistre, chaque jour, de nouveaux succès. La fête pour et par des Algériens. Uniquement!