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L'Ugta riposte aux attaques

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Ceci expliquant cela. Il est difficile de ne pas faire le lien entre le jusqu'au-boutisme dont font preuve certains syndicats autonomes, notamment ceux du secteur de l'éducation, et «l'opposition» qui pointe du nez à l'intérieur même de la principale Centrale syndicale du pays, l'Ugta. D'ailleurs, la chronologie des faits démontre une coïncidence troublante entre la montée au créneau des uns et les premières provocations des autres. Tout a commencé à la rentrée sociale. Un responsable de l'Ugta, Mohamed Tayeb Hamarnia, est sanctionné par son organisation pour avoir initié une pétition visant à destituer le secrétaire général, Abdelmadjid Sidi Saïd. Cette action est intervenue au lendemain de la rencontre tripartite qui avait réuni le 24 août dernier, le gouvernement, l'Ugta et le patronat. Sidi Saïd avait précisé à la presse, à l'issue de la réunion, que «les discussions ont été à la hauteur du message adressé par le président de la République le 20 août en cours (à l'occasion de la Journée nationale du moudjahid). L'échange (entre les partenaires) a été fraternel et fort, ce qui va nous permettre d'avancer, main dans la main et en toute sérénité, dans la construction d'une économie nationale forte et d'une justice sociale soutenue». Ce qui ne laissait aucun doute sur la réussite de la tripartite qui était prévue pour le 23 septembre dernier avant d'être reportée au 23 décembre dernier avec la signature de la Charte sur le partenariat sociétaire. Une adhésion au redressement économique du pays. C'est tout le «mal» qui est reproché à Sidi Saïd. Il se trouve que l'initiateur de la pétition, Hamarnia, est un ancien syndicaliste qui a été désigné sénateur du «tiers présidentiel». Si le soutien de Sidi Saïd au programme du président de la République dérangeait réellement ce sénateur, on se demande pourquoi il a accepté sa désignation au tiers présidentiel du Sénat? C'est à la même période, soit le 25 octobre dernier que le Cnapeste «ouvre le feu» à Béjaïa par une grève cyclique (deux jours par semaine) pour des motifs aussi futiles que longs à citer. Depuis, c'est la montée en cadence. Jusqu'à la grève illimitée qui se poursuit malgré son caractère illégal établi par la justice. Quelques jours après le Cnapeste, c'est le Camra (Collectif autonome des médecins résidents algériens) qui entre en scène en décidant la grève qui dure à ce jour et qui elle aussi a été déclarée illégale par la justice. Il ne faut pas être «complotiste» pour remarquer l'orchestration d'un tel agenda. Ceci dit, les Fédérations nationales de l'Ugta qui se sont réunies lundi dernier à Alger, ont «renouvelé leur soutien et leur confiance» à leur SG, Abdelmadjid Sidi Saïd. Par la même occasion, a été publié le nombre des syndiqués à l'Ugta, qui est de près de 3 millions de personnes. Et si les syndicats autonomes en faisaient autant, ce serait un grand moment de vérité. En définitif et devant tous ces faits qui se rejoignent, on voudrait tant n'y voir que l'oeuvre du hasard. Histoire de croire qu'aucun Algérien ne peut souhaiter mettre en péril la stabilité et la paix de son pays. Au risque de paraître naïfs!

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