Prévisions pour le 22 Novembre 2018

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Eternelle bureaucratie

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Le Fonds spécial pour la promotion des exportations est sous-exploité. Le chef de cabinet du ministère du Commerce, à l'origine de cette révélation, a fait dans l'euphémisme. En réalité, ce Fonds n'a pas été sous-exploité, mais carrément inexploité. Et pour cause, seuls 2% ont été mouvementés. Quel est donc le rôle de ce Fonds? La réponse est toute simple: il est destiné à financer partiellement les participations des entreprises nationales dans les foires et rencontres économiques à l'étranger. Cela revient à dire qu'à chaque fois qu'un opérateur algérien est officiellement invité à faire la promotion de son produit, en dehors du territoire national, il est en droit de solliciter ce Fonds pour s'alléger quelque peu du fardeau financier que constitue une participation dans un événement commercial international. Cette aide est précieuse pour toutes les PME algériennes tentées par l'exportation de leurs produits. L'Algérie qui a institué ce Fonds en 1996, n'a pas innové. Le gouvernement n'a rien fait d'autre que de copier ce qui se fait ailleurs. Les Tunisiens, les Marocains, les Turcs et bien d'autres nations ont créé des Fonds de même nature pour accompagner leurs opérateurs économiques dans la recherche de débouchés internationaux à leurs produits. Il est même arrivé qu'un entrepreneur soit surpris par une sollicitation du Fonds pour prendre part à une manifestation d'envergure se déroulant à l'étranger.
Une jeune patronne d'une start-up tunisienne, dans le milieu des années 2000, témoigne qu'elle a reçu un coup de téléphone du Fonds tunisien de soutien aux exportations lui proposant une participation à un Salon international dédié aux nouvelles technologies. Elle y a pris part et en est sortie avec quelques contrats à l'export. En Algérie, ce Fonds qui figure sur l'architecture gouvernementale du commerce extérieur n'a approché personne. Ses responsables ont même trouvé le moyen de le rendre invisible. Et lorsqu'un opérateur frappe à sa porte, on le désespère en lui réclamant un dossier impossible à fournir. Et lorsqu'on dit aux gestionnaires du Fonds que la procédure est trop bureaucratique, ils sortent le sacro-saint argument des deniers publics: «L'argent des Algériens ne se donne pas au premier venu.» A en croire les responsables dudit Fonds, l'argent, il est bien là où il est. Quant aux exportateurs, qu'ils se débrouillent! Ce discours, c'était avant, nous disent les responsables actuels du département de Benmeradi. Et pour cause, on affirme que la question du Fonds sera prise en charge. Et comment? Le problème, en fait, c'est qu'on n'est pas encore au point de répondre à cette question. L'heure est, actuellement, à la réflexion sur la façon de débureaucratiser un peu son fonctionnement. On aura apprécié le message de l'administration: à l'heure où tout va vite et où la concurrence est plus que féroce, les exportateurs algériens sont invités à attendre que nos bureaucrates finissent de réfléchir au moyen de se «débureaucratiser». Ensuite, on verra...

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