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La faim se répand dans le monde

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Manger pour vivre ou vivre pour manger? La FAO (organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) vient de publier son dernier rapport annuel. Selon l'organisation onusienne, la faim continue de frapper des populations entières. 124 millions de personnes souffrent de la faim dans 51 pays du globe note le rapport. Par rapport à la situation qui prévalait l'année précédente, ce sont 11 millions de personnes d'affamés de plus qui ont été enregistrées en 2017. La FAO parle «d'insécurité alimentaire aiguë (qui) est une forme de faim si grave qu'elle représente une menace immédiate pour la vie». Ce sont surtout les conflits qui sont les principales causes de famine qui frappent des populations entières. Certes les «chocs climatiques» comme les sécheresses ont aussi leur part, mais plus attristant est cette concomitance des prix des denrées alimentaires de base qui s'envolent, au même moment, sur le marché international. Une telle information revêt un double intérêt pour un pays comme le nôtre. D'abord, parce que les Algériens savent ce qu'avoir faim veut dire. Ils ont vécu ou plutôt survécu avec la faim durant un siècle et demi qu'aura duré la colonisation. Jusqu'à manger des herbes sauvages dont ils ont gardé quelques-unes dans leur «gastronomie» comme la «guernina» qui garnissait le couscous de la nuit coloniale. L'Algérien en 2018 vit de manière totalement différente. Tellement différente qu'il est passé de la famine au grave problème de santé publique que représente l'obésité. Plus grave encore puisqu'il se rend coupable de gaspillage sans que rien ni personne ne réussisse à le rappeler à la raison. Des tonnes de pain sont ainsi jetées à la poubelle. Est-ce les séquelles d'un passé pas si lointain de privations que l'Algérien porte toujours dans son subconscient qui lui font acheter des quantités de pain qui dépassent ses besoins? Est-ce ces mêmes séquelles qui dictent la façon désordonnée de se nourrir qu'enseignent les parents à leurs enfants? Il faut le croire devant tous ces enfants qui souffrent de graves embonpoints (les médecins disent «surcharge pondérale»). Des images diffusées par des télés, d'êtres humains en proie à la faim pénètrent dans nos salons, du Soudan ou du Yémen ou d'ailleurs dans le monde. Même si la compassion se lit sur le visage de nos compatriotes à ce moment précis, rien ne change pour autant dans nos excès alimentaires. Ce sont pourtant ces images de ventres affamés qui devraient servir à nos responsables chargés de juguler le gaspillage alimentaire, pour scénariser leur message à l'adresse de l'opinion nationale. La FAO nous dit que 124 millions de personnes à travers le monde ont faim et que chaque année 11 millions de nouveaux affamés s'ajoutent, sans que cela ne fasse la Une de notre actualité. Pour mieux apprécier le bonheur que nous avons de manger à notre faim. Et pour mieux mesurer la gravité de notre tendance au gaspillage. En nous faisant toucher du doigt le problème. Mais à qui revient cette tâche?

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