Prévisions pour le 24 Juillet 2018

 Adrar Min 31 °C Max 47 °C
32
 Laghouat Min 26 °C Max 38 °C
32
 Batna Min 15 °C Max 35 °C
32
 Biskra Min 26 °C Max 40 °C
32
 Tamanrasset Min 23 °C Max 35 °C
32
 Tlemcen Min 20 °C Max 31 °C
32
 Alger Min 21 °C Max 30 °C
32
 Saïda Min 21 °C Max 35 °C
34
 Annaba Min 20 °C Max 28 °C
32
 Mascara Min 18 °C Max 31 °C
34
 Ouargla Min 28 °C Max 42 °C
34
 Oran Min 23 °C Max 28 °C
30
 Illizi Min 25 °C Max 41 °C
32
 Tindouf Min 30 °C Max 46 °C
32
 Khenchela Min 15 °C Max 34 °C
32
 Mila Min 15 °C Max 35 °C
32
 Ghardaïa Min 28 °C Max 37 °C
32
Accueil |L'Editorial |

La faim se répand dans le monde

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Manger pour vivre ou vivre pour manger? La FAO (organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) vient de publier son dernier rapport annuel. Selon l'organisation onusienne, la faim continue de frapper des populations entières. 124 millions de personnes souffrent de la faim dans 51 pays du globe note le rapport. Par rapport à la situation qui prévalait l'année précédente, ce sont 11 millions de personnes d'affamés de plus qui ont été enregistrées en 2017. La FAO parle «d'insécurité alimentaire aiguë (qui) est une forme de faim si grave qu'elle représente une menace immédiate pour la vie». Ce sont surtout les conflits qui sont les principales causes de famine qui frappent des populations entières. Certes les «chocs climatiques» comme les sécheresses ont aussi leur part, mais plus attristant est cette concomitance des prix des denrées alimentaires de base qui s'envolent, au même moment, sur le marché international. Une telle information revêt un double intérêt pour un pays comme le nôtre. D'abord, parce que les Algériens savent ce qu'avoir faim veut dire. Ils ont vécu ou plutôt survécu avec la faim durant un siècle et demi qu'aura duré la colonisation. Jusqu'à manger des herbes sauvages dont ils ont gardé quelques-unes dans leur «gastronomie» comme la «guernina» qui garnissait le couscous de la nuit coloniale. L'Algérien en 2018 vit de manière totalement différente. Tellement différente qu'il est passé de la famine au grave problème de santé publique que représente l'obésité. Plus grave encore puisqu'il se rend coupable de gaspillage sans que rien ni personne ne réussisse à le rappeler à la raison. Des tonnes de pain sont ainsi jetées à la poubelle. Est-ce les séquelles d'un passé pas si lointain de privations que l'Algérien porte toujours dans son subconscient qui lui font acheter des quantités de pain qui dépassent ses besoins? Est-ce ces mêmes séquelles qui dictent la façon désordonnée de se nourrir qu'enseignent les parents à leurs enfants? Il faut le croire devant tous ces enfants qui souffrent de graves embonpoints (les médecins disent «surcharge pondérale»). Des images diffusées par des télés, d'êtres humains en proie à la faim pénètrent dans nos salons, du Soudan ou du Yémen ou d'ailleurs dans le monde. Même si la compassion se lit sur le visage de nos compatriotes à ce moment précis, rien ne change pour autant dans nos excès alimentaires. Ce sont pourtant ces images de ventres affamés qui devraient servir à nos responsables chargés de juguler le gaspillage alimentaire, pour scénariser leur message à l'adresse de l'opinion nationale. La FAO nous dit que 124 millions de personnes à travers le monde ont faim et que chaque année 11 millions de nouveaux affamés s'ajoutent, sans que cela ne fasse la Une de notre actualité. Pour mieux apprécier le bonheur que nous avons de manger à notre faim. Et pour mieux mesurer la gravité de notre tendance au gaspillage. En nous faisant toucher du doigt le problème. Mais à qui revient cette tâche?

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha