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L'Occident, l'acier chinois et les diplomates russes

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Coulisses. Hier, l'actualité internationale était dominée par l'entrée d'un train nord- coréen en gare de Pékin. Parce qu'il avait la même couleur, vert olive avec des bandes jaunes, que le train avec lequel se déplaçait le père de l'actuel leader nord-coréen, les médias ont vite déduit que cette fois, c'est Kim Jong Un qui était à bord pour une visite dans la capitale chinoise. Pas de confirmation ni de démenti des autorités chinoises. Que serait venu faire le président nord-coréen en Chine? tout simplement préparer avec son allié, la Chine, le dialogue qu'il a initié avec la Corée du Sud pour la fin du mois d'avril prochain et avec les Etats-Unis prévu à la fin du mois de mai prochain. Il faudra s'attendre à la même démarche de Pyongyang avec son autre allié qui est la Russie. Pour l'Occident et à sa tête la Maison-Blanche, les pourparlers prévus avec la Corée du Nord sont d'une extrême importance pour la planète toute entière. On connaît les bonnes relations entre Téhéran et Pyongyang, on connaît les intentions de Trump sur le nucléaire iranien. On connaît aussi et surtout l'acharnement d'Israël contre l'Iran. Comme on connaît également les mauvaises relations entre la Corée du Nord et Israël. Ce sont tous ces aspects qui seront discutés entre le président américain et son homologue nord-coréen lors de leur prochaine rencontre. Si celle-ci se confirme. Il va de soi que Pyongyang ne pouvait pas aller à de telles négociations sans en discuter avec ses alliés qui sont la Chine, mais aussi la Russie qui a même élaboré un plan en trois étapes pour ce qu'il est convenu d'appeler «la crise nord- coréenne». Du côté occidental, les préparatifs ont également commencé. Il s'agit de fragiliser les alliés de la Corée du Nord. La Maison-Blanche a ouvert les hostilités avec la guerre commerciale déclarée à la Chine avec les taxes sur l'acier et l'aluminium. Prenant le relais, la Grande-Bretagne s'est attaquée à la Russie sur la base de «probabilités» en lui imputant l'agression contre l'ex-espion russe à Salisbury. Thérésa May a annoncé la rupture des relations de son pays avec la Russie, l'expulsion de 23 diplomates russes et le boycott par la famille royale de la Coupe du monde de football. Il s'en est suivi une solidarité inhabituelle de plusieurs pays (une vingtaine) occidentaux d'Europe et d'Amérique qui ont décidé d'expulser un total de 130 diplomates russes. Bien évidemment, le Kremlin a annoncé qu'il allait appliquer la réciprocité. La relation entre les attaques contre la Chine et la Russie et les pourparlers avec la Corée du Nord ne fait aucun doute. Surtout qu'en plus, l'Occident ne pardonne pas à la Russie d'avoir changé le cours des événements en Syrie. Que Kim Jong Un se concerte avec ses alliés avant de rencontrer ses homologues sud- coréen et américain, ne devrait étonner personne. A noter enfin que si le lieu n'a pas été arrêté, la date (annoncée par la Maison-Blanche) du sommet américano-nord-coréen est prévue à la fin du mois de mai. Le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem-Est annoncé pour le 14 mai prochain. Deux événements majeurs. L'un devant servir à réduire l'intensité de l'autre. Si, toutefois, tout se passe comme prévu!

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