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Le jour où les Palestiniens vaincront

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Impunité? Fort du soutien inconditionnel des Etats-Unis, Israël se comporte, depuis 70 ans, en véritable Etat voyou (Erdogan a qualifié hier Netanyahu de terroriste) qui piétine le droit international. Répondant, hier, à la demande du SG de l'ONU, rejoint par L'Union européenne, d'ouvrir une «enquête indépendante» sur les tirs, vendredi dernier, à balles réelles par Israël contre les manifestants palestiniens, Avigdor Lieberman, le ministre israélien de la Défense a été, comme d'habitude, arrogant et catégorique. «Il n'y aura pas d'enquête indépendante...nos soldats ont fait ce qui était nécessaire...ils méritent tous une médaille» a-t-il déclaré à la radio militaire israélienne. La «médaille du courage» pour avoir tué 16 Palestiniens et blessé des centaines d'autres, tous des civils sans armes. Des civils qui participaient aux manifestations pacifiques à l'occasion du 42ème anniversaire de la Journée de la terre. Il y a 42 ans, en effet, le 30 mars 1976 le gouvernement israélien a décidé de chasser de leurs terres plus de 750 000 Palestiniens.
Confisquer des terres au mépris du droit international, Israël n'en était pas à son premier mépris des institutions internationales comme l'ONU ou l'Union européenne. Depuis la résolution 181 votée par l'ONU en 1947 et qui prévoit la création de deux Etats, Tel- Aviv n'a jamais fait cas de toutes les résolutions onusiennes (des dizaines) qui ont été votées contre lui. Il est clair qu'un jour, cette impunité cessera avec tous les risques que cela comporte pour le peuple israélien. 70 ans au cours desquels Israël ne veut ni d'une solution à deux Etats (pour le «grand Israël»), ni d'une solution à un Etat comme préconisé par certains (pour des raisons démographiques). D'où le statu quo actuel. Mieux et malgré la résolution 181 puis la 476 et la 478, Israël maintient son intention de faire de Jérusalem sa capitale. La décision du président Trump de transférer l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem conforte Israël dans son arrogance et tant pis si le monde entier s'embrase. C'est précisément ce qui risque de se passer le 14 mai prochain jour anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, qui a été choisi par la Maison- Blanche pour le transfert de l'ambassade.
Car et si les manifestations palestiniennes ont débuté vendredi dernier, elles devront se poursuivre durant 6 semaines. C'est-à-dire jusqu'au fameux 14 mai qui est un jour que les Palestiniens qualifient de «catastrophe» (Nakba). Les manifestants palestiniens sont en majorité des jeunes qui n'ont vécu et connu que les affres de la colonisation. On connaît le sort des empires coloniaux au XXe siècle. Par quel miracle, Israël pourrait-il échapper à cette règle des peuples opprimés qui finissent toujours par vaincre et chasser les occupants? C'est une question de temps. Les six semaines à venir s'annoncent être de tous les dangers. Le transfert de l'ambassade US fera l'effet de «l'huile sur le feu». Un feu avec lequel joue Netanyahu qui oublie qu'aucun arsenal nucléaire ne peut vaincre un peuple déterminé à s'affranchir!

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