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Du sang palestinien, de Sharon à Netanyahu

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En quelques jours, 30 Palestiniens ont été tués, en majorité des adolescents, et des centaines d'autres blessés plus ou moins gravement par l'armée sioniste dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu chante les louanges pour galvaniser davantage l'humeur assassine des soldats. Avec des rassemblements et des campements pacifiques, les Palestiniens poursuivent vaille que vaille leur «grande marche du retour» depuis le 30 mars dernier, afin de réclamer le droit de plus de 700.000 d'entre eux chassés de leurs terres par le colonisateur hébreu dès la création de l'Etat sioniste en 1948. Une politique qui n'a jamais caché son véritable visage, tout en distillant un discours circonstancié sur une paix virtuelle dont on n'a jamais vu le jour. Ceux qui se sont accrochés à leur terre malgré toutes les exactions, c'est-à-dire les «Arabes israéliens» sont des descendants de Palestiniens qui représentent 17,5% de la population de l'Etat hébreu aujourd'hui. «Citoyens» du second collège, ils souffrent de multiples discriminations et se heurtent à une ghettoïsation qui leur interdit l'accès aux permis de construire ou d'occuper leur terrain légalement. En mars 1976, le gouvernement israélien conduit alors par le Premier ministre travailliste Yitzhak Rabin avait «saisi» des centaines d'hectares de terres arabes en Galilée pour y distiller de nouvelles colonies.
Au regard de la communauté internationale, beaucoup plus sourcilleuse à l'époque en ce qui concerne les droits des Palestiniens, il fut question d'indemnisations des propriétaires expropriés et de «développement économique» de la région. En réalité, c'était un leurre car le gouvernement israélien n'avait d'autre objectif que de conforter le peuplement hébreu dans une Galilée alors dominée par les «Arabes israéliens». Mobilisés, ces derniers manifestent sur les routes et l'armée sioniste répond en tuant six jeunes de cette communauté arabe. La réaction internationale fut telle que la saisie des terres fut «annulée», mais, pour dire vrai, seulement reportée de quelques années. On connaît la suite avec le passage de dirigeants comme Ariel Sharon ou même Shimon Pérès, les longues et biscornues négociations d'Oslo ou de Camp David n'ayant été en fin de compte que de la poudre de Perlimpinpin jetée aux yeux des peuples arabes plus ou moins crédules. C'est en mémoire de ce combat que la «journée de la Terre» est célébrée désormais par le peuple palestinien, le 30 mars de chaque année, en soutien à la communauté arabe, mais aussi et surtout face à la tentaculaire progression des colonies juives dans les territoires occupés. Après la journée sanglante du 30 mars dernier au cours de laquelle 19 Palestiniens ont été froidement assassinés par l'armée sioniste, vendredi dernier ce sont neuf autres, dont un adolescent de 16 ans, qui ont succombé face aux soldats israéliens, alors que plus de 400 ont été blessés par balles ou par des tirs de gaz lacrymogènes. Le président Mahmoud Abbas juge Israël pleinement responsable de ces meurtres que la Turquie qualifie de «disproportionnés» tandis que la Ligue arabe, la Jordanie et l'Egypte les «condamnent». Netanyahu multiplie les félicitations à l'adresse de l'armée sioniste et les Palestiniens enterrent leurs morts, sous le regard à peine gêné de la communauté internationale. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, rejoint par la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, ont été rabroués pour avoir osé réclamer une «enquête indépendante», au moment où les Etats-Unis s'opposaient à un projet de déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU sur cette démarche, traitée d' «hypocrite» par le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman.

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