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Vers une déflagration mondiale en Syrie?

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Dernier rempart. L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, a été glaciale, lundi dernier. Elle a affirmé que son pays n'attendra pas une décision du Conseil de sécurité de l'ONU pour faire ce qu'il veut faire en Syrie. Ce qui veut dire que la Maison-Blanche lancera des attaques contre la Syrie dans «les 24/48 heures» comme l'a promis le président Donald Trump. Il n'attendra certainement pas la discussion du Conseil de sécurité sur le projet de résolution russe, annoncé hier par le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, pour «exiger une enquête» sur les bombardements chimiques en Syrie. Malheureusement, il ne serait pas étonnant que la menace américaine sera mise à exécution. Pour beaucoup de raisons. D'abord, ce ne serait pas la première fois que les Etats-Unis se passent de cette «formalité». Le 20 mars 2003, l'attaque de la coalition menée par les Etats-Unis contre l'Irak s'est faite sans l'aval de l'ONU. Et sur la base d'un mensonge porté devant l'histoire par Collin Powell, secrétaire d'Etat à l'époque, qui a affirmé, en brandissant une fiole supposée contenir de l'anthrax (produit toxique), que l'Irak possédait des armes chimiques. On sait aujour-
d'hui que c'était faux. On sait aujourd'hui ce que cela a coûté à l'Irak, aux Irakiens et à toute la région. On sait également que l'ONU a «encaissé» le coup sans pouvoir réagir. Et c'est au même scénario que le monde assiste aujourd'hui. Cette fois c'est la Syrie qui est menacée. S'il y a beaucoup de ressemblances entre ces deux événements, une différence de poids existe notamment sur les répercussions possibles. Contrairement au cas irakien en 2003, une attaque contre la Syrie aujourd'hui comporte de sérieux risques d'une guerre entre les puissances mondiales. Le représentant russe aux Nations unies, Vassily Nebenzia, a mis en garde «les Occidentaux» et leur «rhétorique guerrière» contre «de graves conséquences en cas de frappes occidentales visant le régime syrien». Pour lui «il n'y a pas eu d'attaque chimique» à Douma (Syrie). D'où la demande russe d'une «enquête» au Conseil de sécurité. Il n'en demeure pas moins que la situation est explosive. Il y a d'un côté les Etats-Unis suivis par l'Angleterre et la France et de l'autre la Russie suivie par l'Iran, la Turquie et bien évidemment la Syrie. Et puis il y a Israël qui sans s'embarrasser de tous ces «protocoles» a bombardé, lundi dernier, un aéroport militaire syrien près de Homs faisant plusieurs morts et des blessés. Sans faire de déclarations. De tous les belligérants, Tel-Aviv est le pays qui a le plus intérêt à créer le chaos en Syrie. Pour garder le plateau du Golan riche en eau. Pour réduire les appuis à la résistance palestinienne. Pour tenir à distance l'Iran (présent en Syrie) qu'Israël considère être sa principale menace. Nul ne peut dire sur quoi débouchera l'escalade qui oppose, sur le terrain syrien et ailleurs comme en Ukraine, les deux grandes puissances du globe. Nul ne pourra s'interposer, non plus!

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