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Une information corrompue!

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Deux évènements ont eu lieu en quelques heures ce week-end: une attaque dans la Ghouta orientale «présumée» chimique et immédiatement imputée - par l'Occident et les médias aux ordres - au régime syrien et le bombardement d'un aéroport militaire près de Damas qui serait, selon les mêmes sources, «attribué» à Israël. La manière même avec laquelle ces deux informations ont été diffusées induit le doute. Ainsi, dans le premier cas, selon les médias mainstreams il n'y a pas d'ambiguïté: le régime syrien est «coupable» et «a» «encore» usé d'une arme prohibée contre (évidemment) les civils syriens; dans le second cas, on suppute sur l'(es) auteur(s) d'un acte de guerre délibéré contre un pays souverain. «Sérieux» agences de presse et médias indiquent au conditionnel avec moult précautions - entre-temps Paris et Washington avaient démenti être responsables de cette attaque que cet attentat aurait été «attribué» à Israël. Ainsi, ceux qui, immédiatement, ont «identifié» Damas comme l'auteur d'une attaque chimique, éprouvaient toutes les peines du monde pour mettre un nom sur le responsable de l'attaque de l'aéroport damascène. Au siècle du troisième millénaire, l'éthique n'étouffe pas les «maîtres» de l'information «libre». Face à l'armée syrienne se battent des rebelles et des jihadistes qui, aussi bien, pouvaient être les auteurs de l'attaque présumée chimique. Qu'à cela ne tienne, leur religion est faite et le coupable tout désigné - avant même toute investigation de quelque nature qu'elle soit ne soit faite - ne pouvait-être que Damas. La même explication que l'affaire Krispal, dont le responsable ne pouvait être que la Russie. Ce sont les «maîtres» qui s'expriment, ils savent tout, décident de tout et ont donc raison. Ainsi, dans la foulée de ces logorrhées les dirigeants occidentaux trépignent et ont hâte de jouer les bourreaux contre la Syrie. A ce jeu, le président français, Emmanuel Macron - qui veut en découdre avant même de savoir de quoi il retourne - était pitoyable. D'ailleurs, le bruit fait autour de la présumée attaque chimique a quasiment fait passer par pertes et profits la grave agression commise par Israël contre la Syrie. Un acte de guerre condamnable qui, à tout le moins, aurait dû être condamné, d'autant plus qu'il y eut plusieurs victimes civils. Le problème est que les civils assassinés par Israël n'ont pas la même valeur que les civils supposés victimes du régime syrien. Dans ce deux poids, deux mesures, notons aussi la manière impudente avec laquelle les agences de presse ont présenté le crime de guerre commis par un soldat israélien contre un Palestinien désarmé à la frontière de Ghaza. Une vidéo montre clairement comment le soldat a tiré sur le Palestinien désarmé, qui célébra ensuite bruyamment son acte de «bravoure». Acculées par les faits - la vidéo montrée par la chaîne 10 israélienne est authentique- les autorités militaires n'ont pu que reconnaître la réalité de ce crime gratuit, un crime de guerre, passible de la Cour pénale internationale (CPI). Israël est coutumière de ces faits restés jusqu'ici impunis. Ce sont là trois exemples de la manipulation qui est faite de l'information par les «grands» médias qui, perdant la notion de neutralité, au lieu de ne présenter que les faits, se sont transformés en propagandistes d'une cause. Comment des networks à dimension mondiale puissent-elles prendre pour sérieuses et les rapporter aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs des analyses faites à des milliers de kilomètres du lieu où s'est déroulé l'évènement? Ainsi, à partir de Paris, sur la base d'images de faits se situant à des milliers de kilomètres, des «experts» affirment, qu'une «substance mortelle» a été rajoutée au chlore dans l'attaque chimique de la Ghouta pour «tuer le plus de personnes» rapporte avec complaisance l'agence France presse. A moins que ces «experts» ne soient (déjà) au fait des tenants et aboutissants de cette affaire et savent en quoi consiste cette attaque présumée, à charge pour eux de lui donner le côté scientifique et informé, crédibilisant ce qui pourrait apparaître comme un coup préparé de longue main. Les évènements de Syrie ont eu ce triste mérite de montrer que l'information n'est plus ce qu'elle était, corrompue et corruptible, qu'elle était devenue. La déontologie si chère aux professionnels des médias, n'est plus qu'un vague souvenir. Ainsi, il ne s'agissait plus, sur les évènements de Syrie, d'informer, mais d'abattre - par tous les moyens - un ennemi. Voilà comment la «grande» presse a vendu son âme au diable!

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