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Mais qu'est-ce qui fait courir Manuel Valls?

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L'ancien Premier ministre de l'ancien président François Hollande ne sait plus où donner de la tête et on le voit dans tous les débats, clamant ses certitudes et convoquant les caméras, comme s'il était terrorisé par la peur de tomber dans l'oubli. Invité de BFM tv et RMC, jeudi dernier, il s'est fendu d'un péremptoire «tout le monde sait que Jérusalem est la capitale d'Israël», non sans ajouter que la récente décision unilatérale de Donald Trump de transférer l'ambassade américaine dans la partie Est de la ville sainte, El Qods, «n'a pas fait avancer les choses». Et sur l'appel du président palestinien, Mahmoud Abbas, aux Européens à reconnaître la Palestine comme un Etat indépendant, il a brandi son oukaze pour dire qu'il «ne cro(yait) pas que ce serait la bonne solution».
Dans la foulée, il est passé également chez la télévision publique espagnole pour surprendre tout son monde catalan, révélant qu'il envisageait sérieusement de se présenter au poste de maire de Barcelone. Le député de l'Essonne a ainsi affirmé qu'il a été approché par Ciudadanos, le parti de centre droit anti-indépendantiste, pour être candidat à la mairie de la capitale catalane.» Je vais y réfléchir», a-t-il indiqué, sans nier le fait qu'il entend s'investir pour beaucoup dans le débat sur le séparatisme, «en tant qu'enfant de Catalan, né à Barcelone» et «en tant qu'Européen, parce que les conséquences pour l'Europe étaient très importantes». Intransigeance en-deçà des Pyrénées, opportunisme au-delà.
Mu par ce sens aigu du devoir, sans doute, le voilà qui divorce, vite fait bien fait, de Anne Gravoin pour les beaux yeux de laquelle il avait tourné casaque vis-à-vis de la Palestine et surenchéri, plus que quiconque, dans le soutien enflammé à la politique de Netanyahu. Car, désormais, sa compagne n'est autre que la députée LREM Olivia Grégoire, 39 ans, ancienne collaboratrice de Jean-Pierre Raffarin, à Matignon, et de Xavier Bertrand, au ministère des Affaires sociales. En somme, plus à droite que lui, tu meurs.
Est-ce par habitude, ou par une réelle conviction, qu'il persiste et signe, en opposant à la position officielle de la France qui ne reconnaît pour l'instant aucune souveraineté sur Jérusalem, sa conviction qu'il «ne faut pas confondre l'idée défendue par la communauté internationale, dans le cadre d'un accord de paix, de Jérusalem capitale des deux Etats, avec la réalité d'aujourd'hui». De fait, martèle encore Manuel Valls, «Jérusalem est la capitale d'Israël avec l'ensemble des institutions de ce pays. L'Autorité palestinienne est à Ramallah». Mais pour combien de temps encore? Ses retournements de veste sont trop nombreux et trop bruyants pour permettre à quiconque de les prendre au sérieux et ce ne sera sûrement pas son égérie sioniste de «douze belles années de vie commune», sobrement remerciée, qui va aujourd'hui contester le fait.
Concluant une semaine décidément bien chargée, Manuel Valls transcende la «douloureuse rupture», en signant, dans les colonnes du Parisien, une tribune appelant à lutter contre l'antisémitisme, initiative déjà mentionnée par d'autres médias. Le texte aurait pour but de mobiliser la France entière contre l'antisémitisme devenu, selon lui, une «grande cause nationale». Ses auteurs y dénoncent une «épuration ethnique» dont souffriraient des juifs contraints de quitter certains quartiers de la capitale. Depuis la fin de ses ambitions présidentielles, Valls a fait de l'antisémitisme, passerelle imposée de l'antisionisme, un de ses engagements majeurs politiques et sociétaux. Début janvier, il affirmait même que c'est désormais le «combat de sa vie». Disons, pour être plus juste, que ce sera le combat de sa «nouvelle vie».

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