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Un danger apocalyptique

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Les pays qui disposent depuis plus ou moins longtemps de l'arme nucléaire constituent un club très fermé et disent volontiers travailler à la réduction de la menace, alors qu'ils multiplient les recherches pour moderniser aussi bien leurs arsenaux que les installations secrètes. Très présents au sein des instances de la communauté internationale qui oeuvre à la politique de désarmement, ils échappent également à tout contrôle ainsi que l'indique un rapport, publié ces jours derniers par l'institut Sipri qui juge la «stratégie de la dissuasion préoccupante».
Neuf pays (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord) possèdent 14 465 têtes nucléaires au début de l'année 2018, dont 3750 sont déployées, selon les chiffres annuels de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), alors qu'au début de l'année précédente, leur nombre était de 14 935. Autrement dit, les efforts pour réduire ces «capacités nucléaires» sont demeurés insignifiants. «La diminution du nombre total d'armes nucléaires dans le monde est due principalement à la Russie et aux États-Unis, (...) qui continuent de réduire leurs forces nucléaires stratégiques conformément à la mise en oeuvre du traité sur les mesures de réduction et de limitation supplémentaires des armes stratégiques offensives (New Start)», a écrit Sipri dans son rapport. Ce traité de réduction des armes stratégiques Start, signé en 2010 entre la Russie et les Etats-Unis, a été mis en vigueur à partir de 2011. Son objectif est de parvenir à une réduction de 30% du nombre de têtes nucléaires détenues par les deux superpuissances atomiques - elles concentrent à elles seules près de 92% des armes de ce type - tout en garantissant à l'un comme à l'autre signataire des vérifications plus transparentes.
Quant aux autres États dotés d'armes nucléaires, le Royaume-Uni (215 têtes), la France (300), la Chine (280), l'Inde (130-140), le Pakistan (140-150), Israël (80) et la Corée du Nord (10-20), les données restant incertaines pour ces deux derniers pays, «développent ou déploient tous de nouveaux systèmes d'armes nucléaires ou ont annoncé leur intention de le faire», a averti le Sipri qui, manifestant son inquiétude grandissante, ajoute que «le monde a besoin d'un engagement clair des États dotés d'armes nucléaires pour un processus efficace et juridiquement contraignant vers le désarmement nucléaire».
Depuis l'élection du président américain Donald Trump, les tensions internationales se sont considérablement aggravées, notamment au Moyen - Orient, tandis que le rapprochement observé entre Washington et Pyongyang ne s'est pas traduit, du moins pour le moment, par des engagements précis et concrets. Le Sipri dit avoir constaté des avancées significatives en Corée du Nord, à la fois «rapides et inattendues», notamment dans «l'essai de deux nouveaux types de systèmes de lancement de missiles balistiques à longue portée». Ce qui rend la question du désarmement encore plus cruciale au moment où un Etat comme Israël s'agite considérablement pour mobiliser une coalition contre l'Iran, soupçonné de vouloir obtenir l'arme nucléaire, quand lui en dispose depuis belle lurette et qui plus est à profusion! Cette iniquité a d'ailleurs conduit plusieurs des membres actuels du club à braver les interdits en se livrant aux travaux nécessaires pour la maîtrise de l'atome et la réalisation de l'arme dite absolue, de telle sorte qu'aujourd'hui l'humanité court le risque toujours pendant de disparaître en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tant la puissance globale mobilisée constitue un danger apocalyptique.

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