Que va décider Bouteflika?

L'attente. Les trois plus importants partis politiques ont appelé le président Bouteflika à faire une nouvelle fois le sacrifice de se représenter à la magistrature suprême en 2019. Le FLN, le RND et le TAJ, par la voix de leur leader, se sont succédé pour lancer leur appel au président de la République. Par-delà ces formations, c'est la majorité des Algériens qui exprime le souhait. On a envie de dire à l'unanimité moins une infime minorité représentée par l'opposition. Pour quelles raisons? Ceux qui veulent que le président continue à diriger le pays aspirent à prolonger la paix que le président Bouteflika a su rétablir dès son arrivée au pouvoir en 1999. Mais pas que. Ils veulent profiter de son expertise, plusieurs fois confirmée, avec laquelle il a géré le pays. Comme sa décision de rembourser par anticipation, en 2006, la dette extérieure contre l'avis de tous les économistes. Aujourd'hui et 12 années après, le pays bénéficie des bienfaits de cette décision. Comme par exemple, le recours au financement non conventionnel qui n'aurait pas été possible sans la souveraineté acquise grâce à ce désendettement. Dans une autre vie, en 1986, nous avions subi le même effondrement du baril. Mais endettés jusqu'au cou nous n'avions d'autres choix que de nous soumettre aux desiderata des créanciers. C'est-à-dire le FMI qui avec ses ajustements structurels imposés nous avait ouvert les portes de l'enfer où nous nous sommes engouffrés durant toute une décennie. L'autre exemple et non moins aussi, sinon plus important, qu'a été la Réconciliation nationale que le président Bouteflika a soumise au peuple qui l'a faite sienne par référendum. Grâce à quoi et à ce jour, l'unité du peuple se consolide de jour en jour. Parallèlement, la relance du développement économique initiée toujours par le président Bouteflika a permis et permet encore d'améliorer, de manière extraordinaire, les conditions de vie des Algériens. De toutes les catégories sociales. Jusqu'aux plus démunis qui sont désormais hors d'atteinte de toute précarité. Logements pour tous, subventions des denrées de base, microcrédits, créations d'emplois par tous les moyens, sont autant de formules sur lesquelles veille personnellement le président Bouteflika. Pour toutes ces raisons et d'autres, les Algériens, tous les Algériens ne peuvent espérer autre chose que de voir leur président de la République poursuivre sa mission. Ce qui est pour eux le gage de la continuité d'une vie meilleure que le président Bouteflika avait promis dès 1999 au peuple algérien et su mettre en pratique. Une autre des raisons, aussi importante, est la menace que font peser, à notre pays, tous les conflits extérieurs qui l'entourent, marqués par le terrorisme et la grande criminalité. Le président Bouteflika a su moderniser, professionnaliser notre armée qui est aujourd'hui en capacité de défendre chaque centimètre de notre territoire. Devant tous ces acquis, les Algériens, tous les Algériens nourrissent la crainte de les voir remis en cause sans le président Bouteflika à la tête du pays. Acceptera-t-il de se sacrifier une nouvelle fois? C'est la question qui taraude les esprits actuellement!