L'avertissement de Gaïd Salah

«Le dessein abject que le colonisateur n'a pu atteindre sur la terre d'Algérie, ne peut et ne pourra être atteint par quiconque, ceci est un serment ferme et immuable, hérité par les enfants de l'Algérie libre et loyaux au message de Novembre et à sa Glorieuse Révolution, génération après génération, alors il n'est nulle crainte pour l'Algérie ou pour son futur, peu importe la grandeur des défis et l'ampleur des enjeux, l'Algérie se tiendra toujours au-dessus» a déclaré le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP) lors de sa visite, samedi dernier, à l'Académie militaire de Cherchell. Son intervention était retransmise, en direct par visioconférence, à l'ensemble de nos militaires des six Régions militaires. Ce passage de son allocution, par son importance, mérite que l'on s'y attarde. D'abord on comprend que notre pays est toujours convoité par des forces extérieures. Lorsque Gaïd Salah avertit que ce «que le colonisateur n'a pu atteindre (en Algérie), ne peut et ne pourra être atteint par quiconque», il fait part d'une menace encore présente et qui pourrait persister. D'une menace lourde puisqu'il n'écarte pas «la grandeur des défis et l'ampleur des enjeux». «Peu importe, ajoute-t-il, l'Algérie se tiendra toujours au-dessus», grâce à ses enfants d'aujourd'hui et de demain qui sont liés par le serment fait à leurs aînés de Novembre qui ont libéré le pays. Un serment au message de Novembre «ferme et immuable...génération après génération». Quand on sait le niveau atteint par notre institution militaire, personne ne peut douter de la fiabilité des renseignements en sa possession. Dès lors, un tel message (car il s'agit bien d'un message) envoyé par le général de corps d'armée Gaïd Salah prend tout son poids de gravité, de détermination et d'avertissements. Aussitôt que l'on mesure pleinement l'importance de cette prise de parole, tous les Algériens, sans exception, et à plus forte raison les hommes et les femmes politiques, toutes obédiences confondues, du pays ainsi que l'ensemble de la société civile doivent se mobiliser, se rassembler, s'unifier et se préparer à se dresser comme un seul homme si d'aventure «quiconque» s'aventurerait à tenter le même «dessein abject que le colonisateur n'a pu atteindre». Il nous faut apprendre à taire les querelles politiciennes lorsque le danger risque de nous emporter tous ensemble. Les plus responsables d'entre nous doivent appeler à la raison les plus inconscients. La «main de l'étranger» n'est pas une simple vue de l'esprit. C'est une réalité amère. Sinon comment expliquer que de tous les pays décolonisés dans les années 1960, l'Algérie est le seul pays à être ciblé sans relâche depuis 56 ans par ceux que l'on appelle les «nostalgérie». Pour être plus clair, par les nostalgiques de «l'Algérie de papa». Certes, nous avons la chance aujourd'hui d'être protégés par la plus forte armée de la région, et c'est à elle que s'est adressé le général Gaïd Salah, mais nous nous devons de lui faciliter la tâche. Comment? en opposant les innombrables réalisations à tous ceux qui s'échinent à nous donner de l'Algérie, les images les plus négatives. Leur démontrer que même si nous sommes 42 millions, nous restons unis comme un seul homme. Pour qu'ils cessent de croire pouvoir nous faire le coup de la Libye ou de la Syrie!